La douleur de se faire intimider

« Durant mon primaire, j’ai été intimidé à plusieurs reprises. J’étais souvent la tête de Turc d’un groupe de jeunes », témoigne Yannick (nom fictif), l’un des participants au projet « Héros ou pas, AGIS ».

Lorsqu’il a été approché pour faire partie du projet, l’adolescent n’a pas hésité.

Il tenait à y participer pour dire haut et fort que l’intimidation n’a pas sa place.

« Les jeunes n’ont pas conscience de ce que l’intimidation peut faire. Ça peut détruire toute ta confiance et ça peut aller très loin. Même jusqu’au suicide. »

Après le primaire, les choses se sont replacées pour Yannick. Au secondaire, il s’est fait de nouveaux amis. Dans une nouvelle école, il était loin de ses anciens intimidateurs.

Il est content d’avoir participé au projet parce qu’il croit que lorsque des jeunes interviennent auprès de leurs pairs, c’est plus efficace que si c’étaient des adultes.

Même son de cloche du côté de son camarade Oussama (nom fictif).

« Des jeunes qui parlent aux jeunes, c’est mieux. Moi je n’ai pas été victime d’intimidation, mais lorsque je suis témoin, j’interviens. J’espère que de plus en plus de jeunes le feront pour que l’intimidation s’arrête. »

Une situation sous contrôle

À l’école secondaire de la Lancée, le mois de novembre est toujours consacré à la prévention de la violence et de l’intimidation.

Avec une capacité d’accueil maximale de 190 élèves, l’intimidation n’est pas un problème majeur au sein de l’établissement scolaire. Par contre, cela ne signifie pas qu’il n’y a pas des situations qui peuvent survenir. C’est pourquoi le personnel mise sur la prévention.

« Nous trouvons important de passer le message à nos élèves qu’ici c’est tolérance zéro. Comme nous accueillons une clientèle aux besoins particuliers (l’école accueille les jeunes du centre jeunesse du Mont Saint-Antoine), nous intervenons rapidement », note Claude Moulin, directeur de l’école secondaire de la Lancée.

Avec neuf éducateurs, deux psychoéducateurs et une psychologue, l’école a les ressources nécessaires pour accompagner ses élèves et assurer un suivi serré. Un agent du PDQ 48 est également sur place quotidiennement en cas de besoin.

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