Le gouvernement confirme sa décision d'aller de l'avant

Le gouvernement du Québec a confirmé son intention d’aller de l’avant avec le projet de prolongement de la ligne bleue du métro. Cinq nouvelles stations seront construites de Saint-Michel à Anjou.

Au cours de la conférence de presse, tenue le 20 septembre la journée même de l’événement En ville sans ma voiture, le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, n’a pas voulu s’avancer sur les échéanciers ni le coût de ces investissements.

Il laisse le soin au personnel du bureau de projet de faire les analyses et études qui s’imposent pour clarifier ces divers aspects du projet, ainsi que son mode de financement.

Actuellement, construire un kilomètre de métro coûte entre 200 et 300 M$. Dans le cas de la ligne bleue, on parle d’une distance à parcourir d’environ six kilomètres.

« Au cours des prochaines semaines, le bureau de projet sera constitué et son travail débutera. Il sera responsable d’analyser la situation et fera ses recommandations au gouvernement », précise le ministre, avouant tout de même du bout des lèvres qu’il aimerait bien une ligne fonctionnelle pour 2020.

Le bureau de projet disposera d’une enveloppe budgétaire de 38,8 M$ pour faire son travail et d’une période de deux ans. Il déposera ensuite son dossier d’affaires au ministère des Transports.

Pour que la spéculation foncière ne gonfle pas le coût total du projet, le gouvernement a adopté un décret l’autorisant à mettre en place des réserves foncières aux intersections visées par le prolongement du métro.

La décision de prioriser le projet de la ligne bleue repose essentiellement sur le potentiel de développement qu’il représente (le projet) pour l’est de Montréal. Les chiffres ont de quoi faire saliver.

Des études antérieures estiment à 84 000 le nombre d’usagers supplémentaires qui utiliseraient quotidiennement ce mode de transport collectif. Plus de 12 000 logements pourraient être construits dans l’environnement immédiat des nouvelles stations et près de 9000 emplois pourraient être créés.

« C’est une excellente nouvelle pour tout l’est de Montréal. Ça ne peut être qu’un projet gagnant-gagnant. Autant pour les gens d’affaires que les résidents. Tous y trouveront leur compte », indique Isabelle Foisy, directrice générale de la Chambre de commerce de l’est de Montréal (CCEM).

Avec le service rapide par bus du boulevard Pie-IX, le Train de l’Est, le prolongement de la ligne bleue et de nouvelles entrées pour faciliter l’accès au port de Montréal, l’est de Montréal sera assurément mieux desservi en matière de transport collectif. Il ne restera qu’à régler une fois pour toutes le sort de la rue Notre-Dame.

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