Apprendre à cuisiner… pour faire des choix santé

Le diabète de type 2, l’obésité et l’hypertension sont autant de maladies qu’une bonne alimentation peut aider à prévenir. Lorsqu’il enseigne le volet nutrition à ses élèves, Stéphane Provencher, de l’école secondaire Louise-Trichet, souhaite également leur donner le goût de cuisiner, car il s’agit d’une première étape vers l’adoption de saines habitudes de vie.

Cette année, l’enseignant a pu ajouter un volet pratique à ses cours théoriques. Grâce à un soutien financier de 5000 $ de la Caisse Desjardins de Tétreaultville, M. Provencher a acheté des batteries de cuisine et tout le nécessaire pour que ses élèves puissent cuisiner en classe. Un local a été spécialement aménagé et les adolescentes ont l’occasion de s’exercer.

« Elles cuisinent des repas et peuvent apporter les restes à la maison. Je mets des ingrédients sur le comptoir et elles choisissent ce qu’elles veulent pour faire leur plat. Elles peuvent ainsi faire leurs propres choix et expérimenter diverses recettes », confie l’enseignant.

Depuis la mise en place des « ateliers pratiques », la formule fonctionne bien. L’ignorance ne doit pas être une excuse pour se nourrir exclusivement de repas congelés ou de restauration rapide, estime M. Provencher, qui voit une évolution chez ses jeunes protégées.

« Elles adoptent des comportements et des réflexes santé. Les repas du midi se sont diversifiés et les repas congelés font de plus en plus place à de la nourriture maison. C’est le « fun » à voir. »

L’abandon des cours d’économie familiale, dans lesquels on apprenait, entre autres, aux jeunes à cuisiner, a laissé un certain vide. C’est à la suite du visionnement d’un reportage télévisé que M. Provencher a décidé de retourner à « l’enseignement des bases de la cuisine ».

Des adolescents avec des problèmes chroniques d’obésité, ça n’a pas de bon sens, déplore l’enseignant et il en va de la santé de nos jeunes. Il décide alors d’approcher des partenaires financiers pour réaliser son projet. Certains ne sont pas convaincus et préfèrent passer leur tour, mais d’autres répondent présents.

Quand il a obtenu le financement de la Caisse Desjardins de Tétreaultville, la direction de l’école secondaire Louise-Trichet lui a donné carte blanche. Il a donc pu développer un volet pratique à ses cours de nutrition.

« J’enseigne à une centaine de jeunes filles de troisième secondaire. Avec une dizaine de cours traitant du thème de la nutrition, il faut faire vite, mais je vois tout de même des résultats concrets dans les habitudes alimentaires de mes élèves. C’est très encourageant. Imaginez si nous avions davantage de moyens… », de rêver M. Provencher.

S’il avoue qu’il est plutôt facile d’intéresser ses élèves, la santé étant une préoccupation constante des adolescentes, l’enseignant croit toutefois que cela va au-delà de l’image corporelle qu’elles souhaitent projeter.

« Quand elles me disent qu’elles ont coupé de moitié leurs repas au restaurant ou qu’elles mangent sainement, parce que maintenant elles savent se débrouiller en cuisine, c’est très valorisant. J’ai alors l’impression que je peux dire mission accomplie. »

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