Prévenir la fraude une étape à la fois
Au cours des dernières semaines, plusieurs réseaux de fraude ont été démantelés à Montréal. Dans le but de mieux outiller les commerçants qui sont exposés à ce genre de délit, l’Association des Industriels d’Anjou en collaboration avec le poste de quartier (PDQ) 46, ont organisé un déjeuner-conférence, le 8 mai, sur la prévention de la fraude par cartes débit et crédit.
L’agente sociocommunautaire du PDQ 46, Josée Laganière, a donné plusieurs conseils aux participants. Bien qu’elle confie qu’à Anjou ce type de fraude n’est pas en croissance, Mme Laganière souligne l’importance d’être bien informé afin de prévenir les risques.
Elle a notamment parlé des différentes étapes à suivre pour prévenir la fraude, en partant de la vérification des terminaux à carte débit et crédit, qui devraient être fixés au comptoir afin d’éviter qu’un voleur s’en empare. Elle a souligné l’importance de vérifier une carte avant de la glisser dans le terminal et de toujours vérifier le nom et la signature du détenteur de celle-ci. Elle a également mentionné qu’en cas de doute sur l’identité du détenteur de la carte, il est recommandé de demander une pièce d’identité à la personne afin de s’assurer que la transaction soit conforme.
L’agente a donné quelques exemples qui permettent de détecter la présence d’un fraudeur lors d’une transaction. Elle a dit aux commerçants d’être plus attentifs aux détails de vérification d’une carte débit ou crédit, lorsque par exemple un individu insiste et met de la pression pour que la transaction s’effectue rapidement. Toutefois, elle a insisté sur le fait qu’il ne faut jamais mettre en péril sa sécurité dans une telle situation. Il est préférable de communiquer avec son poste de quartier que de vouloir épingler soi-même le fraudeur.
Les billets canadiens
Afin de restreindre la contrefaçon des billets canadiens, les billets de 50 $ et 100 $ en polymère ont été mis en circulation en novembre 2011. Michel Lebeau, analyste à la Banque du Canada est venu présenter ces nouveaux billets. En plus de donner quelques trucs pour s’assurer de l’authenticité du billet, tels que la texture du billet et la bande métallique, M. Lebeau a indiqué que lorsqu’un commerçant a un doute sur les billets, il a le droit de les refuser. Par la suite, il est recommandé de diriger le client vers un poste de police afin que ces derniers puissent évaluer si le billet est faux.
La vingtaine de commerçants présents a eu également le droit de manipuler les billets canadiens en polymère. M. Lebeau a pris le temps de les aider à identifier les différents repères qui indiquent que le billet est authentique.