Retour en force du Grand Prix à Montréal
L’absence du Grand Prix du Canada en 2009 aurait pu être néfaste pour l’événement. Mais les promoteurs restent positifs en ce qui a trait à la tenue du Grand Prix ce week-end.
François Dumontier, président du Grand Prix du Canada, confie que l’absence d’une course en 2009 lui a causé quelques inquiétudes, principalement en ce qui concerne la vente de billets. «Mais on s’est inquiété pour rien. La réponse est excellente. Les ventes de billets sont en hausse comparativement à la même date en 2008», souligne-t-il.
De plus, il insiste sur la présence de fanatiques de F1 de partout dans le monde. «On peut compter sur les gens qui, chaque année, veulent avoir leur place dans une tribune bien précise. Cette année, [nous sommes aussi allés voir] du côté des marchés européen et américain. On est le seul Grand Prix en Amérique du Nord en 2010, donc les amateurs de F1 du côté américain vont certainement traverser la frontière», indique M. Dumontier.
Selon lui, il existe plusieurs raisons pour lesquelles le public est attiré par cette compétition. «Les gens sont là pour la F1, car ce sont des amateurs de course. Mais il y a aussi le mélange des pilotes, de l’histoire des équipes et de l’ambiance qui entoure l’événement.»
Sur le plan logistique, aucun changement n’a été effectué sur le tracé. «Nous avons toutefois modifié une zone de dégagement qui était en gravillons, pour la recouvrir d’asphalte, ajoute le président. Nous avons aussi profité de l’absence du Grand Prix en 2009 pour refaire l’asphalte du circuit.»
Un changement est par contre prévu à l’horaire. Le départ de la course principale se fera à midi cette année, en raison de la tenue d’un match de la Coupe du monde de soccer diffusé à partir de 13 h la même journée.
Entrevue en 60 secondes avec François Dumontier
Lors de sa discussion avec le promoteur du Grand Prix de Montréal, François Dumontier, notre journaliste lui a posé quelques questions en rafale. Voici ses réponses.
Vous allez vivre votre premier Grand Prix à titre de président. Comment vous sentez-vous?
Je suis excité depuis la signature du contrat. C’est l’endroit où je voulais me retrouver et je ne changerais de place avec personne. C’est l’aboutissement de beaucoup de travail.
Quelle touche personnelle avez-vous donnée au GP?
Je suis un gars de détails. C’est souvent ce qui fait la différence. J’ai un style de gestion ouvert et j’aime que tout le monde se sente impliqué. Les gens l’apprécient.
Avez-vous peur que les gens vous comparent avec Normand Legault, l’ancien président?
Nous avons chacun notre façon de faire, notre style. Je n’ai pas peur d’être comparé
à lui. J’en serais flatté; je l’admire et j’ai passé les 15 dernières années avec lui.
Si vous étiez un coureur automobile, de quelle écurie aimeriez-vousfaire partie?
Si j’avais une seule chance de pouvoir courir un jour, ce serait dans une Ferrari. C’est une équipe mythique avec une belle histoire de champions.