Ambiance de gala de boxe pour les joueuses
Les fidèles de la Coupe Rogers remarqueront que les responsables du tournoi ont procédé à une refonte de l’arrivée des joueuses sur le court central cette année. Par le passé, le décorum entourant l’événement se résumait en quatre mots : Children, de Robert Miles (les têtes d’affiche foulaient le terrain au son de ce vieux tube dance des années 1990).
Aujourd’hui, l’entrée des joueuses prend des allures de match de boxe… ou presque. À l’instar d’un combat de poids lourds, elles font leur apparition sur le terrain séparément. Chacune a droit à sa propre musique (The Bongo Song de Safri Duo pour la première et Love Generation de Bob Sinclar pour la seconde) et à son propre montage vidéo. Dès leur sortie des vestiaires, elles sont suivies d’une caméra qui les accompagne sur toute la distance séparant les bureaux de Tennis Canada du Stade Uniprix. «On a essayé de jazzer ça un peu, de mettre de l’ambiance», dit le directeur de l’épreuve, Eugène Lapierre.
S’il est pour l’instant difficile de mesurer l’impact de cette nouvelle façon de faire sur les spectateurs, on imagine bien que l’initiative portera fruit ce week-end, à l’occasion des affrontements entre grandes têtes de série. Une telle introduction à un match opposant Maria Sharapova à Serena Williams, par exemple, aurait sûrement l’effet d’une bombe. Si seulement elles avaient pu être présentes…
«Il y a quelques années, j’ai assisté à un match intérieur de Kim Clijsters au tournoi d’Anvers, en Belgique, raconte Eugène Lapierre. Avant le début de la partie, on a plongé la salle dans le noir, puis une grosse boule disco est apparue au plafond. Quand Eye of the Tiger s’est mise à jouer, les gens se sont mis à hurler! Tout le monde était gonflé à bloc. C’était génial.»