À Gomez de se réveiller
«C’est l’équipe qui lui a donné sa première chance dans la Ligue nationale, avec laquelle il a joué pendant plusieurs saisons et où il a eu beaucoup de succès, a lancé l’entraîneur du Canadien à propos de son joueur de centre américain. Il arrive souvent que des joueurs soient plus motivés, mieux préparés et qu’ils offrent une solide performance quand ils affrontent leur ancienne équipe.»
Gomez a d’abord passé ses sept premières saisons dans la LNH dans l’uniforme des Devils, entre 1999 et 2007. Il a ensuite disputé deux saisons chez les Rangers du New York, avant que le CH ne fasse son acquisition en 2009. En cinq matchs cette saison, l’Américain âgé de 30 ans, qui touche un salaire de 8 millions $ US, n’a que deux points (1-1) à sa fiche.
«Les Devils connaissent un mauvais début de saison, mais je suis davantage préoccupé par ce qui se passe ici : mon propre rendement et l’inertie du jeu de puissance», a admis Gomez, mercredi. «J’ai quitté le New Jersey depuis longtemps, a-t-il repris. L’équipe est complètement différente.
Tout ce que je peux dire, c’est que tant que M. Lamoriello (Lou, le directeur général) sera là, les Devils vont tout mettre en oeuvre afin de remporter des championnats. C’est l’attitude qu’ils ont toujours adoptée. L’équipe mise encore sur d’excellents joueurs. Zach Parise est un des meilleurs de la Ligue nationale. Et une équipe qui a Martin Brodeur dans ses rangs aura toujours une chance de l’emporter.»
Plus à l’aise avec les médias
Quand il s’adresse aux journalistes, Martin n’est pas doué pour la citation punchée ou imagée. Mais l’entraîneur expérimenté est en voie de développer l’art de passer ses messages avec raffinement. On le sent plus à l’aise avec les médias montréalais, à sa deuxième saison à la barre du Tricolore. Samedi dernier, après la brillante performance d’Andrei Kostitsyn dans la victoire de 4-3 contre les Sénateurs d’Ottawa, il a lancé sur le ton de la boutade que le Bélarusse avait sans doute une source de motivation additionnelle pour se défoncer cette saison parce qu’il en est à sa dernière année de contrat.
Mercredi, il a envoyé le message subtil à Gomez qu’il est à peu près temps qu’il se mette en marche. Même quand on lui a posé des questions au sujet de Benoît Pouliot, confiné à un trio à caractère défensif, Martin a répondu : «L’attention portée à Pouliot est injuste, surtout lorsqu’on fait peu de cas de la performance des joueurs expérimentés qui devraient être des meneurs de l’équipe». Une autre flèche finement décochée.
À qui le tour?
Après Benoit Pouliot et Travis Moen, ce sera le tour de Tom Pyatt de tenter de donner une petite étincelle au trio de Scott Gomez et de Brian Gionta. «Tom est fiable défensivement et il possède les aptitudes pour compléter les efforts des deux autres», a dit Jacques Martin. Pyatt a joué brièvement en compagnie de Gomez et de Gionta en séries éliminatoires, le printemps dernier. «Je suis fébrile de me retrouver avec ces deux-là, a indiqué Pyatt. On a eu du succès ensemble en séries. Je ne vais rien modifier à mon style, en utilisant ma vitesse et en redoublant d’ardeur dans les coins de patinoire.»