Former les élus à l’éthique, qu’ossa donne?
La Ville de Montréal a publié un communiqué récemment pour souligner que les 103 élus avaient suivi la formation à l’éthique donnée entre le 23 avril et le 7 mai dernier.
Tant mieux. Car voici une liste des accrocs à l’éthique recensés ces dernières années dans les médias. C’est une liste non exhaustive, ma mémoire ayant ses limites. On ne parle pas ici d’actes forcément illégaux ou criminels, mais juste d’actes qui testent les limites de l’éthique.
Notez aussi que toutes les personnes nommées ici appartiennent au parti du maire, Union Montréal. Mis à part le cas récent de Mme Harel et ses endossements de prêts irréguliers (mais est-ce lié à l’éthique?), je ne trouve pas de cas qui aient éclaboussé les deux autres partis municipaux.
Si vous en avez en tête, n’hésitez pas à combler cette lacune grâce à la section «Commentaires»…
- Michael Applebaum, maire de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Avant de devenir membre du comité exécutif, M. Applebaum, était, jusqu’en 2009, à la fois maire d’arrondissement, agent immobilier et siégeait au comité consultatif d’urbanisme de son arrondissement. Confusion des genres dites-vous?
- Luis Miranda, maire d’Anjou. En octobre 2009, La Presse révèle que le maire est parti en vacances dans les Açores avec des amis entrepreneurs qui font des affaires avec son arrondissement. Le maire rétorque avoir agi selon les règles.
- Helen Fotopulos, conseillère de Ville dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. L’ancienne mairesse du Plateau-Mont-Royal est allée dans la loge de Cima+ en mai 2009, selon La Presse, se mettant ainsi en possible situation de conflit d’intérêts. Mme Fotopulos avait à l’époque minimisé la portée de son geste et indiqué que plusieurs faisaient de même. Le débat avait alors été lancé. Certains clamant qu’il n’y avait pas là matière à article. D’autres arguant que ce genre de gestes étaient déconseillés pour un élu.
- Claude Trudel, maire de Verdun. Le maire de l’arrondissement de Verdun avait jusqu’en 2011 toujours omis de déclarer l’adresse de ses propriétés lors de la déclaration d’intérêts pécuniaires. Quand on lui a demandé la raison, il a répondu : «Comme j’étais copropriétaire, je ne pensais pas y être assujetti».
La bonne nouvelle avec cette formation à l’éthique, c’est que les réponses douteuses de certains élus n’auront plus cours. Ils ne pourront pas non plus invoquer l’erreur faite de bonne foi.