Les techniciens juridiques en demande
Le trou que crée le départ à la retraite des baby-boomers se fait de plus en plus sentir. Les notaires sont de ceux qui en vivent les conséquences, eux qui ont maintenant de la difficulté à embaucher des techniciens juridiques.
«On nous avait dit que l’embauche, comme dans plusieurs domaines, serait plus difficile à partir de 2010 pour des raisons démographiques, souligne Louis Vincent, notaire chez Prud’homme Fontaine Dolan. Les curriculum vitæ se font déjà plus rares.»
Selon le directeur des communications de la chambre des notaires du Québec, Antonin Fortin, ce manque de techniciens juridiques est observable dans toutes les branches du droit. «Nous en formons un nombre insuffisant pour répondre à la demande», note-t-il.
Cette situation a un impact important sur le travail des notaires. «Un notaire ne peut pas travailler seul; il a besoin de gestionnaires de dossiers», explique Me Vincent, ajoutant que deux techniciens juridiques par notaire sont nécessaires à son bureau.
Portrait du métier
Les techniciens juridiques sont considérés comme des partenaires dans la gestion des dossiers, soutient Me Vincent. Ils ont, entre autres, à préparer des documents, à rédiger des contrats, des actes et requêtes, à effectuer de la recherche et à mettre à jour des registres.
À la firme Prud’homme Fontaine Dolan, les techniciens juridiques recherchés doivent être capable de travailler en équipe, de développer des relations interpersonnelles et d’être débrouillards. Ils doivent aussi être discrets, consciencieux et minutieux, qualités essentielles pour quelqu’un qui travaille dans le domaine juridique.
«C’est un travail très important, renchérit Me Vincent. Ça prend la contribution de tout le monde pour réussir à faire un travail impeccable.»
Le manque de main-d’Å“uvre dans ce domaine est toutefois à l’avantage des jeunes. Les perspectives d’emploi sont bonnes, et les différents cabinets ont avantage à offrir de bons salaires et des conditions d’emploi attrayantes pour attirer et garder les techniciens juridiques chez eux.