Appétit vorace pour les fusions et acquisitions
LONDRES — L’appétit pour les fusions et acquisitions demeure vorace, au moment où les firmes cherchent à s’adapter à la rapidité des changements technologiques et qu’elles font fi de préoccupations géopolitiques, révèle une nouvelle étude.
La firme E&Y écrit dans son rapport semestriel sur les fusions et acquisitions que 56 pour cent des entreprises prévoient une transaction au cours des 12 prochains mois. Ce pourcentage est identique à celui de l’enquête publiée en avril, mais nettement supérieur à la moyenne à long terme.
L’enquête démontre que le niveau élevé de fusions et acquisitions potentielles correspond à l’amélioration des attentes à l’endroit de l’économie mondiale, au moment où toutes les grandes économies de la planète prennent du mieux en même temps. Un estomaquant 99 pour cent des dirigeants interrogés croient que le marché des fusions et acquisitions s’améliorera ou demeurera stable cette année.
Depuis l’accalmie qui a suivi la crise financière mondiale, pendant laquelle les compagnies ont opté pour la prudence, les fusions et acquisitions se font de plus en plus populaires, les firmes choisissant de piger dans leurs réserves pour procéder à des transactions, surtout dans le secteur de la technologie financière.
Depuis le début de l’année, notamment, Johnson & Johnson a acheté Actelion pour 30 milliards $ US et Amazon a acheté Whole Foods pour 14 milliards $ US.
Les fusions et acquisitions se portent particulièrement bien au sein des 19 pays de la zone euro.
Un représentant d’E&Y a expliqué que les entreprises cherchent à se préparer pour l’avenir, surtout en réaction aux technologies numériques qui entraînent des changements marqués dans plusieurs domaines. Steve Krouskos a ajouté que ce besoin de s’adapter dame le pion aux préoccupations géopolitiques, qu’il s’agisse des politiques protectionnistes de Donald Trump, du Brexit ou de la crise du nucléaire nord-coréen.
L’enquête a été menée auprès de 3000 dirigeants dans 43 pays.