Le monorail inversé: une solution à nos problèmes?
Surveillez bien ceci: le monorail inversé pourrait se faire une niche
au Québec et plus tôt qu’on ne le pense. À moins que…
Le concept de TrensQuébec? Un peu comme dans les stations de ski d’Europe, on fait circuler à 10-12 mètres de hauteur des cabines pouvant contenir de 60 à 75 passagers. D’après des études de l’IREC, le coût de revient est de 12M$ par kilomètre, soit moins que le métro (160M$/Km), le tramway (50M$/Km) ou le train léger sur rail (90 M$/Km).
Ce type de monorail est déjà utilisé à Chiba au Japon et à Düsseldorf en Allemagne. Mais la particularité du monorail québécois, c’est qu’il serait propulsé par 16 moteurs roue, une invention québécoise à laquelle on n’a pas vraiment crû et qui fait aujourd’hui le bonheur de plusieurs constructeurs automobiles.
«L’inventeur du moteur roue, Pierre Couture est dans l’équipe. Avec ce type de propulsion on est capable de mettre Montréal à une heure de Québec», confie Jean-Pierre Marchand qui porte le projet à bout de bras depuis trois ans. Il a d’ailleurs investi de sa poche plusieurs dizaines de milliers de dollars (site internet, embauche d’un lobbyiste). C’est ce qu’on appelle avoir de la suite dans les idées…
Longtemps, les décideurs l’ont snobé. Mais d’après M. Marchand le monorail inversé disposera en septembre de l’appui d’une université québécoise et d’une firme de calibre international. Il n’a pas voulu dire si cette entreprise commençait par la lettre B et se terminait par OMBARDIER…
Il s’agira alors de réaliser un projet pilote de 5 km pour convaincre les décideurs. On pourrait alors rêver de voir le système harnaché à un pont (Victoria?) ou même relier l’aéroport au centre-ville. Cela pourrait relancer le projet de navette ferroviaire qui est notamment bloqué parce qu’il nécessite d’utiliser des rails où passent déjà des trains de marchandises. Avec le monorail inversé, on pourrait penser utiliser ce même corridor avec de nouveaux rails en hauteur et résoudre ainsi ce problème.
Et à ceux qui disent que les hivers québécois sont trop rigoureux pour ce type de projet, M. Lemarchand répond que les moteurs roue et le rail sont protégés des intempéries.
Si pour l’urbaniste et chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, le projet est intéressant sur papier, dans les faits il n’y croit pas vraiment. Selon lui, il ne remplacera pas le TGV car ce projet n’est envisageable que dans la mesure où il passe par l’Ontario et les Etats-Unis. Or il n’imagine pas que ces deux partenaires accepteront une technologie non éprouvée. Et en milieu urbain, le monorail inversé a comme principaux défauts la lourdeur de ses infrastructures ainsi que son impact visuel, selon lui.
Dossier à suivre. En attendant, voici de quoi rêver… ou pas !