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The Sainte Catherines @ Katacombes

  • The Sainte Catherines @ Katacombes
    Vendredi 12 novembre

Il me semble que Hugo Mudie, chanteur des Sainte Catherines, m’avait dit que ce serait leur dernier album. Dernier compact d’un groupe punk culte québécois. La dernière croisade de «vieux» punks repentis. J’avais toute une histoire à raconter sur le sujet. Comment la vie de rock stars marginales peut faire en sorte que tu te prends pour Jésus. Comment la vie de tournées peut être éprouvante et exigeante. Comment on peut vouloir tout lâcher. Quand j’en ai parlé à Hugo, il m’a dit poliment que j’étais royalement dans le champ. Il n’a jamais été question que Fireworks soit leur dernier album. Je ne sais pas trop où j’ai pris ça. Une soirée de crack de trop. Par contre, Mudie me confirme que ce 6e album en 12 ans a «définitivement été le plus rough de tous à produire».

Après quatre ans, le groupe n’avait qu’une seule chanson de produite et ne voyait pas la lumière au bout du tunnel. «Il aura fallu qu’on se retire pendant deux se­maines à Saint-Zénon pour en finir», indique Mudie. Ce désir de rapprochement du groupe a sûrement eu à voir avec le fait que les gars avaient décidé de travailler seuls. «On a eu le goût de tout faire nous-mêmes cette fois, raconte-t-il. Pas de producteur. Ça ne nous tentait pas d’avoir l’opinion des autres.» À 29 ans et avec un jeune enfant à la maison, Hugo Mudie représente bien ce qu’est devenu le groupe. «Nos familles sont désormais nos priorités, affirme-t-il. C’est plate, mais la musique et tout le reste passent après. Même en tournée on est rendus plus pépères.»

C’est certain que, pour des gars qui ont passé la majeure partie de leur vie adulte dans une van avec cinq autres mâles entre deux bleds du Midwest américain, «pépère» n’a pas vraiment la même signification que pour ma mère. Malgré tout, il semble que ça se reflète aussi sur l’album Fireworks. «On était tannés de la musique aggressive, confie-t-il. Ça reste punk, mais plus smooth. Par contre, ça n’a aucun rapport avec le fait qu’on soit plus vieux. Même qu’au tout début du band, on était plus mélodique. J’imagine qu’à un certain point, on a viré méchants en réaction à l’industrie.» Cet album est donc un retour à l’essence même des Sainte Catherines et il semblerait que le public réponde à l’appel. Les deux premiers jours qui ont suivi la sortie de l’album, les gars se sont retrouvés dans le top 200 au Canada, ce qui ne leur était jamais arrivé auparavant. Notons qu’après ce concert, ça repart pour les Ste-Cath, qui sont bookés jusqu’en 2012 un peu partout sur la planète. Pas le moment de les manquer. : Katacombes, 1635, boulevard Saint-Laurent

  • DJ Shadow @ Club Soda
    Samedi 13 novembre

J’ai découvert DJ Shadow avec la chanson Organ Donor sur l’album Endtroducing (1996). Celle-ci est rapidement devenue l’hymne du hip-hop instrumental des années 1990. DJ Shadow, de son vrai nom Joshua Paul Davis, est un pionnier en matière d’échantillonnage, et son tout pre­mier album figure même dans le Livre Guinness des records 2001 dans la catégorie Premier album entièrement créé à partir d’échantillonnages. Le hip-hop est maintenant partout dans les courants commerciaux, du design à la mode en passant par les séries télévisées, et c’est grâce au travail de gens comme DJ Shadow, qui ont su innover et repousser les limites du genre. Club Soda, 1225, boulevard Saint-Laurent

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