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Le Canadien éliminé en cinq matchs

MONTRÉAL – Même animé de la meilleure volonté du monde, le Canadien a subi l’élimination, jeudi. Les troupiers de l’entraîneur Michel Therrien ont eu beau lutter avec l’énergie du désespoir, les Sénateurs d’Ottawa l’ont emporté 6-1, au Centre Bell.

Les Sénateurs, septièmes au classement de l’Est en saison régulière, ont enlevé les honneurs de la série quart de finale d’association entre les équipes en cinq petits matchs, 4-1.

«Hé, nous avons battu le Canadien, c’est énorme pour nous!, s’est exclamé l’entraîneur des Sénateurs, Paul MacLean. Je peux maintenant appeler ma mère pour lui dire que nous avons battu son équipe.»

Zack Smith, Cory Conacher, deux fois, Kyle Turris, Daniel Alfredsson et Erik Condra ont déjoué Peter Budaj en remplacement de Carey Price, blessé. Budaj a bien fait son possible, confronté à 29 tirs. Jean-Gabriel Pageau et Matt Kassian ont récolté deux passes chacun.

P.K. Subban a été le seul qui a déjoué Craig Anderson, solide face aux 34 lancers dirigés vers lui.

Le CH, deuxième de son association en saison, a livré quatre solides rencontres et la «meilleure équipe» n’a peut-être pas gagné, pour reprendre l’expression qu’a utilisée de Subban mercredi. Mais rendons aux «centurions» le mérite qui leur revient: ils ont su s’imposer dans les moments cruciaux, aidés en cela par un gardien au sommet de son art.

«Craig Anderson a été le joueur par excellence de la série, a tranché l’entraîneur du Tricolore Michel Therrien. C’est dur pour une équipe de faire face à un gardien en pleine possession de ses moyens et qui permet continuellement à son équipe de rester dans le coup. Et on doit donner énormément de mérite aux Sénateurs. Ils ont su profiter de leurs occasions.»

À la fin, trop amoché physiquement, le Canadien n’avait plus les ressources pour rivaliser.

«Nous avons eu beaucoup de malchances au cours des deux dernières semaines, a admis Therrien. Mais les joueurs n’ont jamais utilisé ça en guise d’excuse. Je le constatais dans la façon qu’ils abordaient les matchs.»

Même rengaine

Le refrain connu de la série a retenti à partir de la première période. Le Canadien n’a pas été récompensé pour tout l’effort fourni. Son inhabileté à saisir les occasions a été une moitié d’explication, le brio d’Anderson l’autre.

Le gardien des Sens a frustré Rene Bourque, qui a tiré à bout portant de l’enclave. Bourque a un peu plus tard vu son revers frapper le poteau à la gauche du gardien. Les jeunes Jarred Tinordi et Alex Galchenyuk, quant à eux, ont manqué de précision.

«Même s’il nous manquait plusieurs joueurs, j’ai apprécié la façon que nous avons entamé le match. Nous avions la bonne attitude», a dit Therrien.

À l’autre bout, les Sénateurs ont maximisé leurs chances. À 2:17, Smith a concrétisé du revers un mauvais rebond de lancer accordé par Budaj. À 12:26, Conacher n’a eu qu’à passer à la caisse à la suite du jeu orchestré par Pageau, en entrée de zone.

«Nous avons été quelque peu chanceux de prendre les devants par deux buts», a concédé MacLean.

Le CH a rétréci l’écart pendant un jeu de puissance, avec 15 secondes à écouler, grâce au coup de canon de Subban en provenance de la ligne bleue.

Rien à faire

En deuxième, le Tricolore a continué de s’échiner et il s’est vu offrir trois attaques massives avant la mi-chemin. Il a tout fait sauf marquer. Pire, il a vu l’équipe d’Ottawa creuser l’écart en infériorité numérique.

Le but de Turris a provoqué le mécontentement des amateurs, qui jugeaient que le joueur de centre des Sénateurs avait embêté Budaj. Il faut dire que Tomas Plekanec l’avait quelque peu poussé vers son gardien. Turris a de plus fait dévier le tir d’Erik Condra, sans rien voir.

Plus tôt, en situation d’infériorité, Colby Armstrong avait fait résonner le poteau à la gauche d’Anderson.

Il n’y avait rien à faire…

Et, quand à 6:22 du troisième tiers, Alfredsson a fait 4-1 en avantage numérique, on savait qu’il n’y avait absolument plus rien à faire. Les buts de Conacher, à 12:27, et de Condra, à 16:12, également en supériorité, ont vidé la place.

Les partisans qui sont restés jusqu’à la fin ont salué le redressement que l’équipe a connu cette saison.

«Les partisans réalisent les progrès que nous avons faits. C’est un pas dans la bonne voie, mais on sait qu’il reste beaucoup d’ouvrage à faire. Les partisans sont extraordinaires et passionnés. Montréal est un endroit particulier pour cette raison», a souligné Therrien.

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