Fraudes de cartes OPUS: la STM se défend
Des fraudeurs ont trouvé un stratagème pour vendre à rabais les cartes OPUS de la Société de transport de Montréal (STM), selon des informations obtenues hier par Radio-Canada. Il serait possible de se procurer ces titres de transport frauduleux sur des sites internet de petites annonces.
Une enquête a été ouverte par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) après que la STM eut déposé une plainte. Au cours des 3 dernières semaines, le SPVM aurait arrêté 13 de ces malfaiteurs. Les acheteurs pourraient subir le même sort, a précisé le porte-parole du SPVM, René Allard.
La méthode des escrocs impliquerait l’utilisation de cartes de crédit volées ou clonées. Avec celles-ci, les fraudeurs pourraient charger gratuitement des titres de transport sur la carte OPUS et ainsi réaliser un important profit. Les cartes illégales fonctionneraient comme celles que l’on peut se procurer dans les différentes stations de métro.
La STM a été informée des fraudes par différentes institutions bancaires au début du mois de janvier. En entrevue à Métro, la porte-parole de la STM, Odile Paradis, a défendu la fiabilité du nouveau système de cartes à puce électronique. «Avec les informations sur les cartes de crédit, nous pouvons retracer les cartes OPUS et les rendre inutilisables. Ça montre que notre système est efficace, parce que nous avons la possibilité d’invalider les cartes frauduleuses», a-t-elle expliqué.
La STM fera également pression sur les sites de petites annonces en envoyant des mises en demeure puisqu’il est illégal de vendre à rabais ou de revendre des titres de transport de la Société. La carte à puce électronique – carte OPUS – est en circulation depuis seulement 10 mois.
Avec La Presse canadienne