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Grève chez Metro, l’épicerie pourrait manquer de fruits et légumes

Image générée par l'intelligence artificielle montrant des présentoirs de fruits et légumes dans une épicerie.
Image générée par l'intelligence artificielle. Photo: Auttomatic

À quelques jours du congé pascal, les clients du groupe Metro – les épiceries, pas le journal – pourraient rencontrer des difficultés pour se procurer des fruits et légumes frais. En effet, 550 employés du centre de distribution Metro Laval, du siège social et les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1 à Rivière-des-Prairies ont entamé une grève ce matin.

Ce mouvement social survient après sept jours de négociations infructueuses. Selon le syndicat, l’approvisionnement des 300 magasins Metro à travers le Québec serait mis à mal.

«Nous avons mis toutes nos énergies pour en arriver à un règlement au courant du week-end», affirme le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Metro-Richelieu-CSN, Matthieu Lafontaine. «Nous avons retiré plusieurs demandes pour nous concentrer sur nos priorités, nous avons fait plusieurs contre-propositions, mais, malgré cela, l’employeur demeure à des années-lumière de ce que les travailleuses et les travailleurs souhaitent obtenir, soit un rattrapage important du pouvoir d’achat perdu au cours des dernières années.»

Prix inchangés

Marie-Claude Bacon, vice-présidente aux affaires publiques et communications du Groupe Métro, souligne que les prix affichés ne changeront pas.

Questionnée sur la disponibilité des produits, elle affirme que l’entreprise fait tout en son pouvoir pour éviter les tablettes vides.

«On a activé notre plan de contingences. On a un plan alternatif pour continuer d’approvisionner nos magasins et de limiter les impacts sur les clients», dit-elle.

Les salaires en cause

Le syndicat, affilié à la CSN, estime que les salaires d’entrée actuels ne permettent pas aux employés de faire face à la hausse du coût de la vie.

«Depuis 2019, le chiffre d’affaires a crû de 28% et les profits ont augmenté de 39% », indique le président de la Fédération du commerce-CSN, Serge Monette. «Les dividendes aux actionnaires ont progressé de 56%, alors que le président et chef de la direction du groupe, Eric La Flèche, a bénéficié d’une augmentation salariale de 37%. Pour cette même période, les employé-es n’ont eu droit qu’à 11% d’augmentation salariale.»

Pour l’entreprise, les demandes salariales des syndiqués sont tout simplement trop élevées.

«On parle de 20% d’augmentations la première année, 5% la deuxiéeme et un autre 5% la troisième. Ça donnerait un salaire horaire moyen de 33,71$», calcule-t-elle. «C’est sans compter le temps supplémentiare, les primes, les avantages sociaux et le régime de retraite des employés.»

Une version précédente de ce texte indiquait que Groupe Metro comptait 1000 épiceries à travers le Québec. Le chiffre est plutôt de 300.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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