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Une fourmilière dédiée au sport

Gérer l’agenda de la cinquantaine de disciplines qui se déroulent chaque semaine au Centre Claude-Robillard, c’est comme jouer à une énorme partie de Tetris dans l’emploi du temps. Alors, avertissement aux lecteurs : visiter le «Centre Claude» peut donner le tournis!

«Gérer les activités, c’est un peu comme un jeu de vases communicants, ça nécessite beaucoup d’organisation», confie Josée Mondou, chef de section, Programmation et installations. C’est elle, la spécialiste du Tetris organisationnel!

Un aperçu de la salle omnisport permet de comprendre ses défis quotidiens. Tout autour, une piste de 200 m où les sprinters s’entraî­nent. Au centre, quatre courts de tennis, qui se transforment en mini-terrains de soccer l’après-midi, puis en terrain de baseball. Sur le côté, on peut même s’entrainer au saut à la perche et au saut en longueur. 

«Et le week-end, quand il n’y a pas de compétition, on peut très bien y retrouver un congrès de syndicalistes ou un énorme souper communautaire», lance Mme Mondou. Satisfaire tout ce beau monde n’est pas une mince affaire.

Deux bâtiments, deux destins
Comparé au Stade olympi­que, grosse coquille vide sous perfusion, Claude-Robillard fourmille de vie. Pourtant, les deux édifices ont été construits en même temps pour les Jeux olympiques de 1976. À l’époque, ce dernier accueillait les compétitions de waterpolo et de hand-ball.

«De cette époque, il reste encore l’enveloppe du bâtiment, le revêtement des sols, la majorité des portes et les sièges des gradins», explique Benoit Gariépy. C’est cet architecte de la Ville de Mont­réal qui a récemment piloté les travaux de 14 M$ pour donner une cure de jeunesse à la piscine olympique et au bassin de plongeon.

Le plus gros défi de ce chantier d’un an a été de changer les 200 000 carreaux de céramique sur le bord et à l’intérieur des bassins. Un travail chirurgical. «Sur un bassin de 50 m, on avait une tolérance de 10 mm en plus et de 0 mm en moins pour être homologués par la FINA et ainsi pouvoir accueillir des compétitions internationa­les», explique M. Gariépy.

Athlètes incognito
Depuis sa réouverture, en septembre dernier, la piscine dispose de la seule tour intérieure au Québec homologuée pour le plongeon synchronisé. Avec ces 2 M$ investis (dont 200 000 $ rien que pour l’acier inoxydable des rampes et des escaliers), le centre espère que certains nageurs reviendront s’entraîner ici.

Car «la philosophie du Complexe sportif Claude-Robillard, c’est que Madame et Monsieur Tout-le-Monde côtoient les athlètes de haut niveau, même si la majorité des athlètes passent ici le plus souvent incognito», confie Mme Mondou. Au détour d’un couloir, on peut très bien
croiser le boxeur Lucian Bute, la gymnaste Nansy Damia­nova ou la nageuse Audrey Lacroix. Ils sont environ 250 sportifs de haut niveau à s’entraîner ici.

Allez au sous-sol et vous verrez à quel point l’espace est optimisé. Les anciens garages de 1976 sont devenus des lieux d’entraînement pour le lancer du javelot, l’escrime, la gymnastique, le golf et même le tir à l’arc! «On compte environ 18 000 inscriptions par année», note Josée Mondou.

«Les seuls sports qu’on n’offre pas, c’est le ski alpin, le patinage de vitesse longue piste, le cyclisme et la pétan­que», conclut-elle en rigolant.

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