Gérald Tremblay est réélu pour un troisième mandat
MONTREAL – Le maire sortant de Montréal Gérald Tremblay a obtenu un troisième mandat comme maire de la métropole.
A 23h30, le chef d’Union Montréal avait récolté 109 404 voix ou 37 pour
cent du suffrage exprimé, contre 97 734 voix ou 33 pour cent du vote
exprimé à Louise Harel, de Vision Montréal.
Le parti Projet Montréal de Richard Bergeron arrivait en troisième place, avec 26 pour cent du vote exprimé ou 75 503 voix.
M. Tremblay disposait donc d’une avance de 11 670 voix sur sa plus proche rivale, une nouvelle venue en politique municipale.
Visiblement, la présence de deux partis d’opposition assez forts a favorisé le maire sortant et chef d’Union Montréal.
Gérald Tremblay, un ancien ministre libéral de l’Industrie, du Commerce
et de la Technologie, sous Robert Bourassa et sous Daniel Johnson,
sollicitait un troisième mandat à la tête de Montréal, lui qui a été
élu maire en 2001 et 2005.
M. Tremblay a donc été réélu malgré de nombreuses controverses qui ont touché son administration, voire des enquêtes policières.
Le maire se retrouvera rapidement devant deux défis à relever:
l’imposant déficit de la ville et le renouvellement du contrat de
travail avec le puissant syndicat des cols bleus, qui attend toujours.
M. Tremblay a tenu la ligne dure jusqu’ici devant le syndicat,
rappelant que les autres syndicats avaient signé la même entente.
Il devra également composer avec le résultat des enquêtes à venir.
Prenant la parole après avoir concédé la victoire, la chef de Vision
Montréal Louise Harel, qui invitait les Montréalais à voter pour le
changement et à faire le ménage dans l’administration municipale, a
relevé le fait que « les deux tiers des électeurs ont refusé le statu
quo » puisqu’ils n’ont pas voté pour le parti Union Montréal de Gérald
Tremblay.
Parti de loin, avec 9 pour cent lors du scrutin de 2005, le chef de
Projet Montréal Richard Bergeron a fait très bonne figure en
recueillant cette fois 26 pour cent du suffrage exprimé.
Pour la mairie de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal, par exemple,
Luc Ferrandez, de Projet Montréal, avait une solide avance de 2500 voix
sur son plus proche rival.
Pour la mairie de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, de Vision
Montréal, un ancien député du Bloc québécois, était largement en
avance, avec 4262 voix de majorité sur son plus proche rival.
Mais dans l’arrondissement de Saint-Léonard, Michel Bissonnet, le
candidat d’Union Montréal, était en avance, avec une majorité de 2414
voix.
Pour la mairie de Saint-Laurent, Alan De Sousa, du parti du maire
Tremblay, disposait d’une large avance de 5645 voix sur son plus proche
rival.