L'OCPM prête à relever les défis
L’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) constate que la majorité des recommandations qu’il a émises au cours des quatre dernières années sur certains des grands projets de développement de la métropole ont été bien appliquées.
Malgré ce bilan positif, la présidente de l’Office, Louise Roy, refuse de s’asseoir sur ses lauriers. Selon elle, bien que Montréal fasse bonne figure en matière de consultation publique, il serait intéressant de revoir certains éléments du fonctionnement de l’OCPM. «Nous avons des choses à améliorer, a indiqué Mme Roy en marge du colloque sur les grands projets organisé hier par l’OCPM. De plus en plus de villes font des consultations en continu. Elles impliquent les citoyens dans toutes les phases des projets.»
L’OCPM organise généralement des consultations publiques tôt dans le processus de développement des projets. Et même si les projets changent avant d’être réalisés, il n’a pas la chance de s’y intéresser de nouveau. Louise Roy a rappelé qu’en 2007, l’Office avait proposé à la Ville de Montréal de tenir des consultations en deux temps. Une première consultation aurait été organisée alors que le projet étudié en était au stade d’ébauche.
Une seconde consultation se serait tenue lorsque le projet aurait été suffisamment avancé pour en connaître les impacts réels. «Pour l’instant, notre proposition n’a pas été retenue, a précisé Mme Roy. Mais nous continuons de travailler en ce sens.» L’OCPM aimerait aussi avoir l’assurance que les engagements pris par les promoteurs à la suite des consultations publiques survivent aux changements apportés aux projets avant leur réalisation.
De longs délais
L’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) a déploré les délais qui existent entre le dépôt de ses rapports et les réponses de la Ville. «Nous avons demandé en 2008 qu’il y ait un mécanisme automatique de réponse aux rapports, a expliqué la présidente de l’OCPM, Louise Roy. Nous obtenons souvent une réponse de l’exécutif sous forme de communiqué de presse, mais c’est plutôt général. Et nous savons que le diable est dans les détails!»
Pour le moment, la Ville n’envisage pas un tel mécanisme. «En général, les délais de réponses sont suffisamment courts. C’est possible que dans des dossiers complexes, les délais soient plus longs. Mais on doit examiner tous les dossiers en profondeur», a indiqué le porte-parole du comité exécutif, Bernard Larin.