Voitures de métro : le contrat est signé
La Société de transport de Montréal (STM) a signé vendredi avec le consortium Bombardier-Alstom le contrat d’acquisition des 468 voitures pour le métro de Montréal.
Au prix unitaire de 2,64 M$ par voiture, ce contrat est évalué à 1,2 G$. Ces voitures remplaceront progressivement les voitures MR-63 qui roulent depuis 1966. Elles porteront le nom de MPM-10 (pour Matériel Pneumatique de Montréal acquis en 2010). Selon un échéancier préliminaire, le premier train de type boa qui sera mis en service clientèle sur la ligne 2-orange, sera livré au début de 2014. Le métro de Montréal célébrera alors ses 48 ans. Par la suite, un train de neuf voitures par mois sera intégré au service.
Cette annonce s’est déroulée en présence du ministre des Transports du Québec, Sam Hamad, et de Manon Barbe, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal responsable du transport, Michel Labrecque, président du conseil d’administration de la STM, Ann MacDonald, vice-présidente Développement des affaires et Ventes de Bombardier Transport Amérique du Nord, et Pierre Gauthier, président d’Alstom Canada.
«Plaque tournante du transport en commun dans la grande région montréalaise, nous avions la responsabilité comme gouvernement d’assurer la pérennité de l’héritage collectif que représente le métro de Montréal. Cette entente historique permet d’atteindre les trois grands objectifs que nous nous étions fixés, à savoir un métro performant pour notre métropole et son économie, un prix juste et raisonnable et des retombées pour l’ensemble du Québec», a déclaré le ministre Sam Hamad.
Par ailleurs, le ministre a rappelé que l’annonce d’aujourd’hui s’inscrit dans la foulée de la loi 116 adoptée à l’Assemblée nationale le 7 octobre dernier. Elle met ainsi fin à une saga qui dure depuis 2006. Au début du mois, Québec a décidé d’adopter cette loi afin d’autoriser la STM à négocier de gré à gré avec le consortium Alstom-Bombarder.
En court-circuitant le processus d’appel d’offres, le gouvernement voulait maximiser les retombées économiques au Québec et doter le métro de Montréal de nouveau matériel roulant plus rapidement.
Michel Labrecque, quant à lui, est convaincu que cet investissement dans le transport collectif profitera à l’ensemble de clients de la grande région de Montréal. «Les décisions prises en 1963 témoignent qu’il est judicieux et rentable d’investir dans des infrastructures de métro, car c’est un équipement structurant et performant. Avec ce matériel roulant du 21e siècle, nous pourrons accroître de quelque 24 % notre capacité de transport et améliorer de façon significative l’expérience client grâce, entre autres, à un confort accru et des systèmes d’information à la fine pointe de la technologie.».
Depuis 2006, l’offre de service du métro a augmenté de près de 30 %. En 2009, il a assuré plus de 235,2 millions de déplacements, soit une moyenne de plus de 850 000 par jour de semaine.