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La copropriété : un régime complexe

Métro met aujourd’hui le point final à sa série de chroniques portant sur l’achat d’un condo.

La copropriété est un régime complexe. On n’en saisit pas toutes les nuances du premier coup. Il faut du temps pour comprendre ce mode d’habitation. Nouveau copropriétaire, vous risquez d’être un peu dérouté au début de l’aventure. Vous trouverez sans doute que les choses ne sont pas aussi simples que vous le pensiez. Vous n’avez pas tort. La copropriété est une réalité ambiguë à laquelle il faut constamment s’ajuster.

Le copropriétaire

Il faut d’abord modifier notre perception traditionnelle de la copropriété. Nous sommes propriétaires, certes, mais avec d’autres. En fait, le Code civil ne nous définit pas comme propriétaire, mais comme copropriétaire, membre d’une collectivité. C’est clair : le condo n’est pas un bungalow. «La copropriété est un régime mixte de propriété individuelle et de propriété collective […]. La vie en copropriété est communautaire ou sociale.»

Il faut ensuite transformer proximité avec autrui en bon voisinage. La pratique des règles communes du savoir-vivre en société est essentielle en copropriété. Elle assure les bonnes relations et protège des dérives malsaines.

Enfin, il faut s’ouvrir et s’initier à la dynamique particulière d’une collectivité de copropriétaires. La collectivité des petits immeubles a toutes les caractéristiques psychosociologiques d’un microgroupe. Elle réunit des personnes qui réagissent en fonction de leurs perceptions, croyances et valeurs, tout comme de leurs préjugés et stéréotypes. Ces personnes communiquent à partir de leur expérience de vie, de l’organisation de leur personnalité, ainsi que de leurs différences culturelles et générationnelles.

Un bon accueil

Vivre en collectivité comporte donc des enjeux relationnels nombreux et complexes. D’où l’importance de cultiver l’accueil des différences et de pratiquer l’écou­te des points de vue.

Les condos sont apparus dans notre paysage immobilier dans les années 70. Phé­nomène urbain d’abord, ce type de propriété se retrouve maintenant partout. En quel­ques décennies, il a imposé une nouvelle façon de se loger. Mais, là comme ailleurs, le changement des mentalités doit accompagner le changement des habitudes.

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