Des fraises bios et des pizzas surgelées aux pesticides
Les pesticides font la manchette ces jours-ci.
Au Japon, on dénombre quelque 1700 cas (selon les derniers chiffres) d’intoxication aux pesticides, après que des personnes aient consommé des aliments surgelés contaminés, notamment des pizzas surgelées, des lasagnes et des crêpes fabriquées dans une usine de la préfecture de Gunma, au nord de Tokyo. Ces aliments contiendraient des quantités très élevées de malathion, un pesticide utilisé en agriculture et en jardinage, qui peut provoquer des vomissements, de la diarrhée et même la mort si ingéré à fortes doses.
La belle affaire!
Ici, au Canada, Radio-Canada nous apprenait ce matin que 45,8% des fruits et légumes biologiques analysés entre septembre 2011 et septembre 2013 contenaient des traces de pesticides. Le journaliste a eu accès aux données de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) à la suite d’une demande d’accès à l’information.
Selon les données recueillies, on retrouve plus de traces de pesticides dans les raisins, les fraises et les pommes de terre bio. Même si cette révélation est choquante pour les consommateurs qui achètent des aliments biologiques en croyant faire des choix plus sains, les spécialistes interrogés par Radio-Canada ne semblent guère surpris par de tels résultats, soutenant qu’il est très difficile de nos jours de «trouver un environnement sans pesticide».
En effet, les pesticides se retrouvent dans l’eau, dans les sols, dans notre corps et maintenant… dans nos aliments bios.
Le plus triste c’est que l’ACIA ait laissé ces fruits et ces légumes se retrouver sur les étals avec l’étiquette biologique, en sachant très bien que les consommateurs n’en auraient pas nécessairement pour leur argent. Mais bon, devant le chiffre effarant de produits testés positifs aux pesticides, quel autre choix avait-elle?
Est-ce qu’en sachant cela, vous continuerez à débourser plus pour acheter des produits biologiques?
Pour ma part, bien que je sois désolée de ce constat, j’ai tendance à croire qu’il faudrait encore plus de production bio. S’il y a moins de pesticides en circulation, ils ne se propageront que moins. Non?