Orthodontie Pas qu'une affaire d'ados
Fini le temps où l’orthodontie était réservée aux enfants. De plus en plus d’adultes y ont maintenant recours. Cette tendance s’explique notamment par le fait que l’appareillage est devenu quasi invisible. L’orthodontie permet de retrouver une harmonie faciale en rectifiant la mâchoire.
«Avec l’apparition des broches transparentes, il y a eu un bond en avant dans le traitement orthodontique chez l’adulte», affirme Benoît Piquette, orthodontiste depuis 1992. Même si depuis une trentaine d’années les adultes ont démontré plus d’intérêt pour l’orthodontie, il n’en reste pas moins que le traitement est plus long pour eux que pour les adolescents. «Chez un adulte, les dents se déplacent moins facilement. Avant la pose de l’appareillage, une opération chirurgicale de la mâchoire peut être pratiquée», explique M. Piquette.
Les motivations
L’orthodontie chez l’adulte concerne les personnes qui n’ont pas été traitées pendant leur adolescence. Certaines veulent retrouver une harmonie esthétique. Pour d’autres, il s’agit d’améliorer le travail de la mastication. D’autres encore souhaitent remplacer des dents manquantes ou mal positionnées. «Grâce au traitement, plusieurs personnes gagnent de la confiance en elles et se sentent plus à l’aise socialement», lance encore M. Piquette.
Le coût d’un traitement
Les soins d’orthodontie sont relativement onéreux. «Un traitement complet avec une chirurgie de la mâchoire peut coûter de 6 000 $ à 8 000 $», souligne Benoît Piquette. C’est un traitement qui s’étend souvent sur une longue durée (deux ans, voire bien davantage).
Avant de se lancer dans un tel traitement, il est donc recommandé de demander plusieurs devis pour comparer l’offre disponible sur le marché. «C’est souvent du cas par cas, tient à préciser le médecin. Et un devis ne peut être établi qu’après un examen de la bouche.»
Un témoignage
Bien que la technologie ait permis de créer des fils moins rigides et mieux tolérés que ceux utilisés il y a quelques années, l’inconfort à la mastication reste assez présent. Sur le plan social, le traitement orthodontique peut également causer de la gêne, puisqu’il reste visible et peut perturber l’élocution.
Alain Charbonneau, 39 ans, est, après près de deux ans, en fin de traitement. «Même si aujourd’hui je suis satisfait du résultat, la douleur a été intense les deux premiers mois, avoue-t-il. Au bout d’une semaine, j’ai même demandé au dentiste si on pouvait tout enlever.» Toutefois, il n’a jamais été complexé par les broches, et le regard des autres ne l’a pas dérangé.