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La base de données Edvige sème la controverse en France

En France, un nouveau projet de loi qui vise à créer une base de données centrale pour la police sème la controverse.


Plusieurs
organisations françaises de défense des libertés civiles s’inquiètent
que la base de données appelée Edvige contiennent trop de
renseignements confidentiels sur les personnes suspectées par la police.

Selon le gouvernement français, Edvige aurait pour but de «
centraliser et analyser les informations relatives aux individus,
groupes, organisations et personnes morales, dont l’activité indique
qu’ils sont susceptibles de porter atteinte à la sécurité publique ».

Les renseignements colligés par la police pourraient notamment
inclure des détails sur des enfants de treize ans et plus, les membres
de leurs familles ainsi que leurs amis, dénonce des chercheurs du
Centre nationale de recherche scientifique (CNRS).

Le ministère français de l’Intérieur justifie sa décision d’inclure
dans la base de données des renseignements personnels sur des
adolescents en soulignant que les crimes juvéniles sont en forte hausse
en France. « C’est important d’être en mesure de prévenir les parents
que leur enfant se tourne vers le crime », a indiqué Gérard Gachet, un
porte-parole du ministère.

Dans les dernières semaines, une pétition signée par plusieurs
milliers d’internautes a poussé le président Nicolas Sarkozy à retirer
du projet de loi un article permettant d’ajouter à la base de données «
les personnes qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou
religieux significatif » dans la société française.

Mais les organisations de défense des libertés civiles s’inquiètent
également que les renseignements personnels qui se trouvent dans la
base de données se fassent éventuellement voler et se ramassent dans
les mains de personnes malicieuses. Rappelons à cet égard que le
gouvernement britannique avait perdu
en 2007 deux cédéroms contenant les renseignements personnels de 25
millions de personnes. Les cédéroms avaient été envoyés par les
services fiscaux britanniques au National Audit Office, un organisme
gouvernemental de contrôle, via la société de transport de colis TNT,
mais n’ont jamais été reçus par leur destinataire.

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