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Sauter du 21e étage, sport extrême en ville

Peu avant minuit, une habitante d’un immeuble du sud-ouest de Paris voit chuter un homme devant sa fenêtre, au 21e étage. Il ne s’agit ni d’un suicide ni d’un accident, mais d’un sport extrême.

En fait, « ils étaient trois. Une fois en bas, ils ont plié très vite leurs parachutes, grimpé dans une voiture et démarré à toute allure », déclare cette Parisienne à l’AFP.

Le « Base jump » est une discipline de parachutisme qui consiste à sauter en parachute non d’un avion, mais depuis un point fixe, qu’il soit naturel (montagne, falaise…) ou artificiel (immeuble, antenne, pont…).

Il est apparu en France dans les années 80, en provenance des États-Unis. À l’époque, on sautait surtout d’immeubles et de ponts, jugés plus sécurisants que la montagne.

Avec l’évolution du matériel et des techniques, le saut depuis les falaises a pris le pas sur le frisson depuis les hauteurs urbaines et constitue désormais une discipline à part entière, le paralpinisme, reconnu comme sport de montagne. Il reste un des sports les plus dangereux, avec une dizaine de morts par an.

Les sauts en ville, devenus marginaux, sont eux strictement interdits, mais le témoignage de cette femme éberluée en atteste, ils subsistent.

« En ville, on peut sauter de tout ce qui fait plus de 60 mètres. Il ne doit pas y avoir de vent et la voie en dessous doit être dégagée. Pas de lampadaires, etc. On essaie d’accéder au toit ou d’escalader la façade sans l’endommager », explique Rodolphe, 1200 sauts urbains et naturels à son actif, soit environ 15 heures passées en l’air.

Des vidéos sur YouTube immortalisent ainsi des sauts depuis les édifices les plus hauts de la capitale, la tour Eiffel, la tour Montparnasse ou des immeubles du quartier d’affaires de La Défense. Généralement, les sauts ont lieu à la nuit tombée et sont suivis d’une fuite pour éviter toute arrestation.

Ces sauts illégaux sont pourtant mal vus dans une discipline qui voudrait se défaire des clichés d’irresponsabilité et dont les adeptes sont souvent qualifiés de têtes brûlées.

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