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Un nouvel OBNL pour BIXI

La Ville de Montréal a créé un organisme à but non lucratif pour gérer cet été les vélos en libre-service dans la métropole.

BIXI-Montréal sera responsable d’offrir un service à Montréal, à Longueuil et à Westmount au cours de la prochaine année, a annoncé lundi le maire de Montréal, Denis Coderre. Dès que la Ville mettra la main sur les actifs montréalais de la Société de vélo en libre-service (SVLS), qui est présentement en faillite, un contrat de gestion de 4,3M$ sera accordé à l’OBNL.

«La Ville aura comme responsabilités la propriété des actifs, la détention d’une licence pour l’opération du système informatique spécifique, la conclusion des contrats majeurs, les bénéfices et les revenus, la fixation de la tarification et le soutien du démarrage», a indiqué le maire Coderre.

Un prêt de 460 000$ sera accordé par la Ville à l’OBNL pour l’achat du matériel nécessaire, tels que des camions et des remorques. Une subvention de 160 000$ lui sera aussi allouée pour rémunérer le personnel dans les premières semaines d’activités. La Ville sera en mesure de fournir ces argents seulement si elle acquiert les vélos et les stations d’ancrage de la SVLS.

La secrétaire de la Chambre de la sécurité financière, Marie Élaine Farlay, est pressentie pour présider le conseil d’administration de BIXI-Montréal. Elle sera notamment entourée de la PDG de Vélo-Québec, Suzanne Lareau, du PDG de Radialpoint, Warren Levitan, de l’associé du cabinet d’avocats Raymond Chabot Grand Thornton, Éric Bergeron et de la consultante et stratège en communication, Sylvia Morin.

Aucun élu ne siégera sur le conseil d’administration, ce qui fait craindre à Projet Montréal des problèmes de transparence. Le président du comité exécutif, Pierre Desrochers, a expliqué que l’OBNL devra rendre des comptes à chaque moi à la Ville. «On va suivre la situation de très près», a-t-il insisté.

«Je veux sauver la saison 2014, a insisté M. Coderre. Est-ce qu’il y aura une saison 2015? Je ne le sais pas.» Le maire de Montréal a demandé aux citoyens de démontrer leur intérêt pour le vélo en libre-service au cours des prochains mois. Plus de 50 000 Montréalais se sont déjà abonnés au service. «Je suis prêt à regarder l’avenir, mais mon rôle, c’est d’être responsable sur le plan financier», a-t-il ajouté. Il entend prendre connaissance des recommandations du conseil d’administration de BIXI-Montréal avant de prendre une décision sur l’avenir de BIXI.

Volet international: aucune offre acceptée
Aucune offre d’achat pour le volet international de BIXI n’a été acceptée après une première ronde de sollicitation.

«Après analyse auprès du syndic, aucune offre n’a été jugée satisfaisante, a affirmé lundi le maire de Montréal, Denis Coderre. Les soumissionnaires ont été invités à présenter une nouvelle offre [d’ici le 27 mars].»

La Ville de Montréal a posé des conditions pour qu’une offre soit acceptée. Elle ne doit pas être en-deçà de 4M$. De ce montant, 1M$ doit être payé comptant. Le restant pourra être versé sur une période d’au plus cinq ans, grâce à un prêt garanti.

«On demande aussi d’avoir un accès perpétuel aux logiciels», a dit le président du comité exécutif, Pierre Desrochers.

Les offres d’achat présentées jusqu’à présent n’étaient assorties d’aucune garantie financière, a précisé M. Desrochers. «Il y avait des risques dans chacune des offres et on n’était pas prêts à les accepter, a-t-il indiqué. On veut quelque chose de ferme.»

La dette de la Société de vélo en libre-service BIXI, s’élève à près de 31M$. La Ville de Montréal souhaite acquérir les actifs montréalais de la SVLS, dont la valeur est évaluée à près de 11,9M$.

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