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Crackdown 2: Le principe de la saucisse

Certains jeux ont besoin d’une bonne histoire. Ce n’est pas le cas de Crackdown 2 qui, comme son prédécesseur, repose entièrement sur une idée toute simple, celle d’un superpolicier qui se promène à travers une ville, tabassant au passage des centaines d’ennemis au poing, à la mitraillette ou au lance-grenade. Sauter d’un bâtiment à l’autre en recueillant des sphères lumineuses juchées un peu partout sur les toits est encore un des points forts du jeu. Plus on en aura cueilli, plus on sautera haut, et plus on pourra en cueillir d’autres.

On pourra perdre de longues heures à jouer à ce «jeu dans le jeu», qui est sa propre récompense. Crackdown 2 applique ainsi à la lettre le principe de la saucisse Hygrade : plus tu en manges, plus c’est bon; plus c’est bon, plus tu en manges. Ça vaut aussi pour les autres habiletés, puisque la force, l’aptitude aux armes et la puissance des explosifs augmentent à mesure qu’on en fait usage.

Trois ans plus tard, qu’est-ce qui sépare donc la suite de l’original? Les zombies. Dans Crackdown, Paradise City était tombée aux mains de plusieurs gangs. Aujourd’hui, une seule cellule terroriste – «La Cellule» – sévit à Paradise City le jour, mais la nuit appartient à des mutants, les Freaks, des habitants de la ville qui ont été infectés par un virus.

Le péril vient d’en haut

Imposer la loi et l’ordre au nom de l’agence est toujours aussi amusant, de même que fondre sur ses ennemis depuis les hauteurs, en précédant l’atterrissage d’un bon arrosage de grenades, puis en créant une onde de choc au sol lorsque notre force aura suffisamment augmenté. On ne se lasse pas de jouer à Superman, et Crackdown 2 est un carré de sable idéal pour se fermer le cerveau et répandre la destruction sur ses ennemis, dans toutes les directions.

Quelques irritants viennent gâcher le plaisir à l’occasion, comme des séries d’explosions dont on ne peut s’échapper, ou un narrateur un peu agaçant. Il peut aussi être frustrant de devoir recommencer l’ascension d’un gratte-ciel parce que notre agent a refusé de s’accrocher à un rebord de fenêtre sans raison apparente. Et, sans récit qui vienne lier le tout, l’accomplissement des différentes missions devient éventuellement répétitif. Crackdown 2 est surtout un peu trop semblable à son devancier. Si vous avez goûté au premier, vous savez exactement à quoi vous attendre. C’est comme pour la saucisse.

Crackdown 2 (X360)
Textes et voix en français
1 à 16 joueurs (1 à 4 joueurs coop)
17 ans et plus
70 $

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