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Le Canadien n’a pas à tout dépenser

Comme le veulent certains, on n’est jamais meilleurs que la place qu’on occupe au classement. Dans cette optique, le Canadien est la pire équipe de l’Association Est. Il est aussi la troisième pire équipe de la ligue.

Bon nombre d’observateurs affirment que le Tricolore n’est pas aussi mauvais qu’il ne l’a laissé paraître cette saison, et ils ont peut-être raison. Il y a également ceux qui croient que l’équipe a une occasion en or de se remettre sur les rails cet été, car elle aura beaucoup d’espace sous le plafond salarial, donc l’habileté de s’entendre avec plusieurs joueurs autonomes.

Toutefois, le Canadien ne s’est pas enfoncé dans le bourbier actuel en une nuit, et il ne s’en sortira pas simplement en signant de généreux chèques durant la saison morte. Le nouveau directeur général et le nouvel entraineur – un de ces deux postes sera probablement occupé par Patrick Roy maintenant que Serge Savard restera dans l’entourage de l’équipe – auront un travail colossal à faire, et pas uniquement cet été.

Il est vrai que le Tricolore aura une marge de manœuvre de 18,4 M$, un montant qui gonflera si le plafond salarial dépasse, comme c’est prévu, les 64,3 M$. Le montant devrait aussi dépasser les 20 M$ si, encore une fois comme prévu, Scott Gomez a joué son dernier match dans l’uniforme bleu blanc rouge. Si l’état-major envoie Gomez dans les mineures pour les deux dernières années de son contrat, l’équipe épargnera 7,3 M$, ce qui porterait le total d’espace sous le plafond au-delà des 25 M$. S’il décide plutôt de racheter le contrat de Gomez avant le 1er juillet, cette manœuvre lui coûtera 2,5 M$ sur la masse salariale par saison pour les quatre prochaines années.

Il y a toutefois une attrape avec les équipes évoluant dans de gros marchés. Elles ont tendance à dépenser tout l’argent disponible. Si le Canadien essaie de se procurer les services de Zach Parise, des Devils du New Jersey, ou de Ryan Suter, des Predators de Nashville, il s’agira d’argent bien dépensé. Toutefois, il n’est pas très judicieux de donner de gros contrats durant une saison morte où le bassin de joueurs disponibles n’est pas très attrayant.

Le Tricolore n’est pas obligé de dépenser à la limite permise. Il devrait être en mesure de s’entendre avec P.K. Subban, Carey Price, Lars Eller, Raphael Diaz et Alexei Emelin, tous joueurs autonomes avec restriction, sans trop de problèmes. Ensuite, conserver sa marge de manœuvre financière pour un moment plus opportun ne serait pas la pire chose à faire.

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