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« Il y a des coups de pied au derrière qui se perdent » – Guillaume Lavoie

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Alors que le député provincial de Rosemont, Jean-François Lisée, affirme que les négociations autour de l’acquisition du centre Alphonse-Desjardins vont bon train, le conseiller du district Marie-Victorin, Guillaume Lavoie, déplore, pour sa part, la lenteur du processus.

« Ce centre est névralgique pour le secteur, qui est un véritable désert culturel et d’installations de loisir. On y trouve à peu près une cinquantaine d’organismes locataires et on y compte 100 000 entrées par année. La Commission scolaire de Montréal (CSDM) et la Ville de Montréal se sont mises d’accord pour qu’il y ait un transfert de propriété. C’est extrêmement intéressant pour l’arrondissement, car il va là d’une certaine sécurité pour les organismes communautaires », défend M. Lavoie, insistant sur le potentiel de développement que représente le terrain pour l’est de Rosemont, plus particulièrement le district Marie-Victorin.

Retard : à qui la faute ?

Alors que le projet d’acquisition traîne depuis quelques années, le conseiller accuse la Ville-centre de ralentir le processus de transfert.

« Là où ça achoppe, c’est à la Ville de Montréal qui doit signifier son désir formel d’acheter ledit édifice. Même si le député provincial, le ministre de l’Éducation, tous les élus de Rosemont et la CSDM sont d’accord, [il faut que la Ville-centre fasse cette démarche]. Il y a une expression magnifique pour décrire cette situation : « il y a des coups de pied au derrière qui se perdent ». Présentement, il y a un retard difficile à justifier de la part de Montréal pour formaliser cette volonté de la communauté. Nous allons faire pression pour que ça se concrétise le plus rapidement possible », soutient M. Lavoie.

Selon lui, l’administration centrale n’a pas rédigé de lettre d’intention, document nécessaire pour que le projet d’acquisition puisse suivre son cours.

« Je suis inquiet. Si tout le monde veut procéder, comment ça se fait que la lettre de M. Copeman [NDLR: Russell Copeman est responsable de l’habitation, de l’urbanisme, des immeubles, des transactions et stratégies immobilières ainsi que de l’Office de consultation publique] n’a pas encore été émise. C’est ça la grande question. Soit il y a quelqu’un qui dort sur son bureau, soit il y a quelqu’un qui a une raison non-dévoilée de ne pas procéder », fait-il valoir, estimant que « tout retard est risqué, puisqu’il y a toujours des projets en cours ».

Toujours dans les cartons

Du côté de la Ville-centre, M. Copeman indique que le projet d’acquisition du centre Alphonse-Desjardins est toujours dans les cartons.

« Les discussions se poursuivent. On a reçu la documentation quant à l’évaluation foncière. C’est présentement sous analyse. Cependant, il n’y a pas encore d’entente sur l’achat ou le prix. Les intentions de la Ville n’ont pas changé : on veut acquérir le centre Alphonse-Desjardins », informe-t-il.

Il ajoute que les parties ne font pas face à des obstacles majeurs et que la « négociation se poursuit normalement ».

« Là où ça devient compliqué, c’est qu’on est en discussions avec la CSDM pour l’acquisition d’un certain nombre de bâtiments, dont le centre Alphonse-Desjardins. C’est peut-être ça qui retarde un peu. On ne veut pas nécessairement procéder de manière isolée. Ça s’enligne assez bien et ça avance », explique M. Copeman, soulignant que les négociations se faisaient « le plus vite possible ».

En ce qui à trait à la fameuse lettre d’intention, Sabrina William, l’attachée politique de M. Copeman révèle qu’elle a été rédigée il y a quelques années.

« Il y en a eu une, il y a cinq ans. Les négociations entre la Ville et la CSDM datent de plusieurs années; elles ont été interrompues pour des raisons internes au ministère de l’Éducation. Cependant, les intentions de la Ville ont été signifiées au début du processus. Nous n’avons pas besoin de refaire une autre lettre », affirme-t-elle.

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