Réduction de personnel : impensable pour le Sud-Ouest
Le maire de Montréal, Denis Coderre, a annoncé en avril dernier qu’il souhaitait réduire de 2200 employés la fonction publique au cours des cinq prochaines années. Il évalue à environ 240 M$ en cinq ans les économies qui seraient réalisées. Cet argent serait investi dans les infrastructures de la Ville. Pour y arriver, des pistes pourraient être empruntées, dont l’abolition de postes qui sont vacants ou sur le point de le devenir ainsi que le non remplacement d’employés qui prennent leur retraite.
L’arrondissement y a mis de la bonne volonté, note le maire Dorais. «Nous avons fait un exercice très exhaustif», explique-t-il. «On a fait une lecture et une analyse complète.» On en est arrivé à la conclusion qu’il était impossible de livrer la marchandise.
L’arrondissement, qui compte présentement 408 employés, a identifié 131 postes vacants ou occupés par des employés qui seront admissibles à la retraite. Pour répondre aux demandes de la Ville, la moitié de ces postes devraient être abolis au cours des cinq prochaines années, expose Benoit Dorais, pour qui ce n’est pas réaliste.
Pour lui, l’approche n’est pas la bonne. Il y voit d’abord une iniquité entre les arrondissements. L’effort demandé n’aurait pas le même impact pour tous. Les coupes pourraient être plus importantes pour certains arrondissements que pour d’autres. «Il n’y a pas de plafond» quant au pourcentage de réduction des effectifs, souligne-t-il.
Deuxièmement, il importe selon lui de «respecter le travail qui a été fait dans certains arrondissements». «Il y en a qui ont déjà fait des efforts de réduction», mentionne-t-il.
Enfin, «les services aux citoyens – les services de proximité –, ce sont les arrondissements qui les livrent», rappelle-t-il. Une diminution importante du personnel attendue de l’arrondissement ne pourrait qu’avoir de lourds impacts sur la prestation de ces services.
«Pour que cet exercice fonctionne, il va falloir beaucoup de flexibilité», estime M. Dorais.