La Fête du croissant
Les enseignes qui festoieront dignement autour du croissant sont L’Amour du pain, Arhoma, Aux Beaux Tilleuls, Chouquettes et cie, Les Co’Pains d’abord, Fous Desserts, Mamie Clafoutis, Marius et Fanny, Mr. Pinchot, Ô Gâteries, Le Pain dans les voiles, Le Paltoquet et Tartes & Clafoutis.
«Cette fête annuelle sera l’occasion de célébrer et de partager notre savoir-faire d’artisan», annoncent Franck Dury-Pavet des Fous Desserts, et Éric Goeury des Co’pains d’abord qui coordonnent cette appétissante journée.
«Chaque jour et chaque nuit, nous traduisons ce savoir-faire à travers le respect des matières premières de qualité et des méthodes traditionnelles. Nous aimerions donc mettre en lumière cet écart qui nous différencie des façons de faire de l’industrie.»
Selon ces boulangers-pâtissiers, cette célébration a aussi pour objectif de faire connaître le travail de l’artisan tourier à travers la valorisation d’un produit noble, symbolique et convivial: Le Croissant !
«En effet, pour nous, le croissant est un produit d’exception et nous désirons, par cet événement, sensibiliser notre clientèle à la qualité de notre travail. Si, à première vue, le croissant peut sembler banal, sa fabrication est pourtant complexe. Elle représente une somme de petits détails et demande beaucoup de temps et d’attention.»
«Bien que le croissant soit produit par les artisans dans le respect des méthodes traditionnelles et authentiques, poursuivent les artisans, il est également et surtout le reflet de la démarche, de la personnalité et de l’interprétation de chaque tourier qui le confectionne.»
«C’est pourquoi on remarque une telle variété de formes dans les boutiques: chaque artisan, en privilégiant l’une ou l’autre des facettes de la fabrication du croissant, crée le produit qui lui convient.»
Enfin, cette Fête du croissant est aussi l’occasion pour les touriers de remercier leur clientèle, chaque boutique participante proposant une promotion sur ce produit.
Un origine qui se perd… dans la farine
Selon Wikipédia, plusieurs hypothèses attribuent cependant l’origine des croissants à une date postérieure à 1683, en célébration de la victoire des troupes polonaises et autrichiennes sur les troupes ottomanes lors du second siège de Vienne.
Selon l’une de ces légendes, alors que l’ennemi ottoman avait décidé d’attaquer la nuit afin de ne pas se faire remarquer, les boulangers viennois, levés avant l’aube, auraient donné l’alerte. C’est pour immortaliser cette victoire qu’il leur aurait été permis de confectionner le Hörnchen (« petite corne » en allemand) avec sa forme qui rappelle le symbole du drapeau ottoman.
(M.J.-F.)