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Cardio Plein-Air du rêve à la réalité

Véritable carrefour de la communauté d’affaires de Verdun, le Midi-Motivation accueille une fois par mois au restaurant Crescendo, un conférencier d’ici ou d’ailleurs qui témoigne de son cheminement professionnel, de ses succès comme de ses échecs dans le monde des affaires. Récemment, Danielle Danault, présidente fondatrice de Cardio Plein Air a démontré qu’avec son projet elle avait réussi à confondre les personnes les plus sceptiques dans son entourage, incluant son père…

Au risque de vous étonner, Danielle Danault a d’abord été formée comme danseuse de ballet classique, mais pour elle le passage de la danse aux exercices de conditionnement physique dans les parcs ne s’est pas fait en criant ciseau. Il n’est pas facile de parler de soi en trouvant le juste milieu sans trop se déprécier, ni se vanter. D’une authenticité déconcertante, la Longueuilloise a raconté ses hésitations pour un choix de carrière. Danielle Danault a réellement captivé l’attention du public en racontant son cheminement depuis Longueuil où elle a vécu sa jeunesse et fait ses premiers pas en danse.

Inscrite aux HEC parce que son père ne croyait pas tellement à une carrière lucrative dans les arts, Danielle a étudié deux ans dans cet établissement de haut savoir avant de s’intéresser à autre chose. En danse elle avait remplacé avec succès un prof malade, d’où l’idée d’ouvrir une école de danse en 1980. Hélas pour Danielle en 1986, une maladie du genou réduit tout espoir d’une carrière fructueuse pour elle dans la danse. Danielle Danault se tourne donc vers le théâtre, physiquement moins exigeant.

Après un épisode sur l’aide sociale, un engagement dans le réseau de vente Amway et une période d’épuisement professionnel, Danielle Danault se sent inspirée à la lecture des bestsellers «Réfléchisses et devenez riche» et «Libérez votre créativité». De retour d’un voyage à Toronto, la jeune femme a voulu se dégourdir et elle s’est rendue dans le parc le plus proche pour faire de l’exercice. Sans vraiment s’en rendre compte sur le coup, le concept même de Cardio Plein Air était né et les trois années qui suivront, seront cruciales pour l’entreprise fondée en septembre 2000. De 16 participants la première année, à 45 la troisième année et 20 000 abonnés aujourd’hui, qui utilisent une centaine de parcs à travers le Québec, voilà quelques chiffres qui démontrent la progression fulgurante d’une simple idée, devenue successivement, un projet, une entreprise et une signature réputée avec ses 38 franchises à travers le Québec.

Le principe est simple, au lieu de s’entraîner dans un gymnase, lieu clos, souvent surchauffé et mal aéré, on sort dans un parc où on peut profiter d’un entraînement complet et d’une bonne oxygénation tout en se socialisant et en profitant de la nature. Des tendeurs spéciaux (élastiques) permettent d’effectuer des mouvements. En outre, divers appareils sont disponibles au local de l’organisme et des ententes avec les municipalités permettent à Cardio Plein Air d’utiliser les lieux en toute saison.

L’ABC de l’entrepreneure

Il faut avoir de la vision en s’assurant que son idée est bonne. Il faut que ce soit clair, accessible et sécuritaire, c’est la mission. Le projet doit combler les insatisfactions ou l’absence d’un tel service sachant tout de même qu’on sera copié. On doit également bien s’entourer, être prêts à surmonter les obstacles et relever les défis, en ayant confiance en soi et dans le produit dont on fait la promotion.

Rappelons que Sylvie Bacon, propriétaire de Pro-Actif Santé inc. est franchisée de Cardio Plein Air avec pignon sur rue au 6049, boulevard LaSalle à Verdun.

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