Aqua Vie se défend d'inquiéter la population
Aqua Vie n’en est pas à ses premières démêlées avec des villes de la région de Montréal. Seulement en 2011, Montréal-Est et Laval ont fait parvenir des mises en demeure à l’entreprise parce certains de ses représentants ont contacté des citoyens, affirmé que l’eau du réseau public est impropre à la consommation, et, dans certains cas, avancé qu’ils étaient mandatés par la ville.
« Il y a peut-être un compétiteur qui veut me mettre un peu dans le trouble. Moi ça fait 20 ans que je fais ça. J’ai eu la même situation avec le maire de Montréal-Est, on lui a écrit et aucun problème », a dit Frank Vicino, copropriétaire d’Aqua Vie, lors de la visite du Guide.
« Si quelqu’un veut faire du dommage à ma compagnie, c’est très simple de faire des appels à la ville », a poursuivi M. Vicino, mentionnant un compétiteur actif dans son domaine.
« Montréal-Nord, c’est sûr qu’ils vont avoir des problèmes avec mon avocat », a aussi prévenu M. Vicino, avant de nous montrer le texte que doivent réciter ses représentants lorsqu’ils contactent de potentiels clients par téléphone, et selon lequel ils doivent préciser qu’ils travaillent pour une entreprise privée et non pour la ville.
Mais, recevant un salaire à commission, se peut-il que certains représentants aient été plus loin que ce texte et qu’ils aient été tentés de faire peur aux gens qu’ils contactaient? a-t-on demandé à M. Vicino. « C’est arrivé à Laval, et cette personne-là on l’a congédiée », a répondu M. Vicino. Mais avec 20 représentants travaillant pour Aqua Vie, se peut-il que la même situation se produise aujourd’hui dans le cas de Montréal-Nord ? « Ce n’est pas facile à contrôler le monde, ils vont dire ce qu’ils veulent », a reconnu l’homme d’affaires.