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Changer le visage du secteur Bellechasse

Le 12 novembre dernier, les citoyens étaient invités à apporter leur grain de sel lors d’une consultation publique portant sur l’ambitieux projet de revalorisation urbaine dans le secteur Bellechasse. Il s’agissait là d’une activité organisée dans le cadre des soirées Demain Montréal pour l’élaboration du Plan de développement de Montréal. L’objectif? Solliciter la contribution des Montréalais pour enrichir les propositions déjà sur la table; un exercice de planification présenté en une série de rencontres pour imaginer ensemble le Montréal de demain.

L’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie travaille depuis plusieurs années, en collaboration avec la ville centre et différents partenaires, sur l’élaboration d’un programme particulier d’urbanisme (PPU) pour le secteur Bellechasse. En ouverture de soirée, le maire François Croteau s’est dit fier de cette participation citoyenne en grand nombre, tellement qu’il fallut penser à une deuxième soirée de consultation pour échanger sur l’avenir du secteur Bellechasse. « C’est pour les Montréalais une occasion de nous dire si on est sur la bonne voie avec ce qui a été préparé avec le comité de partenaires représentant les citoyens. Cela donne la chance aux gens de bonifier ou confirmer les idées avancées et d’être derrière ce projet avant qu’on le présente à l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM). »

 

Maintenant, une réflexion collective s’impose quant au développement de ce périmètre au potentiel fort diversifié. Après les présentations, les citoyens se sont regroupés en atelier pour identifier les priorités et ainsi discuter de quelques thèmes.

Les grandes lignes du PPU

On veut faire de ce périmètre de 12 hectares un nouveau milieu de vie complet, a mentionné Gilles Galipeau de la direction de l’aménagement urbain et des services aux entreprises de l’arrondissement en introduction à la présentation de ce projet urbain novateur. « La réflexion quant à la recherche d’une nouvelle vocation pour ce secteur industriel en désaffectation ne date pas d’hier », a-t-il exprimé, tandis que la réglementation d’urbanisme porte encore la trace des intentions du gouvernement d’y implanter le CHUM au début des années 2000.

Il est proposé, pour ce un quartier inspiré de la morphologie particulière du site, de conserver l’aspect industriel et ferroviaire toujours dans un esprit de mixité. Il s’agira d’un quartier vert et durable à vocation résidentielle importante : on parle d’implanter, au nord du viaduc et à l’est de la rue De Gaspé, 1200 nouveaux logements de trois à huit étages (24 % de logements sociaux et communautaires et 20 % de logements abordables) pour favoriser une variété des ménages. On préconise aussi la conservation et la création d’ateliers pour artistes et travailleurs autonomes qui peuvent ainsi profiter d’un loyer abordable, d’une localisation privilégiée et d’un environnement urbain en effervescence.

 

Le futur secteur Bellechasse, c’est aussi : des activités et services variés pour les résidants grâce, notamment, à l’implantation d’un centre civique à vocation culturelle, sportive et communautaire bénéficiant d’une localisation voisine au parc principal du projet; une promenade urbaine animée, bordée de commerces et services de proximité en bordure du viaduc Van-Horne, de la rue Bellechasse et au sein de certains bâtiments et une vitrine pour l’art public avec un parcours agrémenté d’installations artistiques, culturelles et récréatives.

 

Quant au nouveau centre de transport de la STM, il constitue la pierre angulaire du développement du nouveau quartier, a fait valoir M. Galipeau. Tout comme la bibliothèque Marc-Favreau présentement en construction, le centre de transport représente un bel exemple du potentiel de réutilisation d’un bâtiment existant à des fins d’équipements collectifs.

L’avenir du centre de transport de la STM

Depuis qu’elle a pris sa décision en 2008 de demeurer au 6000, rue St-Denis, la STM travaille en parallèle son plan d’intégration au futur secteur Bellechasse. C’est un choix durable que de rester au cœur du territoire desservit par nos autobus, a partagé Roger Vandal, ingénieur directeur d’études pour la STM. Minimiser les impacts négatifs comme la pollution de l’air et la pollution sonore, contribuer au développement durable (système à haute efficacité énergétique, aménagement écologique, gestion des eaux, ilots de chaleurs, etc.), favoriser l’accessibilité universelle… Voilà quelques points qui font que le projet s’intégrera bien au PPU.

« Le futur centre de transport sera localisé un peu à l’ouest de l’actuel, soit sur le quadrilatère De Gaspé et Saint-Dominique d’est en ouest et Bellechasse et la voie ferrée du nord au sud. Les installations qui occupent actuellement 40 % du secteur Bellechasse occuperont dorénavant une superficie totale de 56 000 m2. Il s’agira du premier centre de transport multiétagé (cinq étages) au Canada pour faire l’entretien et servir de stationnement pour environ 200 autobus de tous types (hybrides, articulés électriques, etc.) et dimensions (de 30 à 60 pi).

La CDEC Rosemont–Petite-Patrie et l’arrondissement recensaient cet été plus de 80 entreprises en opération dans le secteur Bellechasse, auxquelles se rattachent plus de 2600 personnes. Selon M. Galipeau, depuis 2004, tant le nombre d’emplois que d’entreprises est en croissance.

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