Catherine Mercier participe à la construction d'une «maison de l'espoir»
Active dans plusieurs pays, la fondation Homes of Hope offre gratuitement un toit à des familles à faible revenu. Ces «maisons de l’espoir», Catherine Mercier a aidé à en construire une au Mexique.
La résidente de l’Île-des-Sœurs a pris part à une mission d’aide humanitaire organisée par Boardwalk (Structures Métropolitaines), la compagnie propriétaire de l’immeuble où elle demeure. L’entreprise s’associe depuis plusieurs années à la fondation Homes of Hope. Chaque année, elle invite les locataires des immeubles qu’elle possède à travers le Canada à joindre les rangs d’équipes de bénévoles qui se rendent à Tijuana, au Mexique, pour y construire des maisons. L’entreprise assume les frais de déplacent et de séjour des bénévoles. Elle investit également les fonds pour la construction.
Les locataires intéressés doivent accompagner leur candidature d’une lettre de motivation, ce dont Catherine Mercier ne manque pas. En 2010, la jeune femme de 25 ans a œuvré durant un mois dans un orphelinat au Panama. Elle a également travaillé un mois en Haïti au lendemain du tremblement de terre de 2010. De plus, elle a fondé il y a deux ans l’organisation à but non lucratif PinkSportLadies, qui parraine des projets humanitaires à travers le monde. Ce n’est donc pas d’hier que Catherine Mercier s’engage pour améliorer la vie de ses semblables. «Dès qu’il arrive quelque chose dans le monde, je me sens hyper impliquée émotivement», dit-elle.
Deux jours
Homes of Hope, c’est une machine extrêmement bien huilée. Il aura fallu moins de 48 heures à l’équipe d’une vingtaine de personnes dont Catherine Mercier faisait partie pour construire la maison.
Elle s’attendait à ce qu’on lui confie des travaux légers comme de la peinture. Mais elle a été assignée au montage de la charpente. «J’ai été vraiment surprise, dit-elle. Pas nécessaire d’avoir des connaissances en construction.» Les bénévoles qui ne s’y connaissent pas ou peu reçoivent tous les conseils et l’aide nécessaires, mentionne-t-elle.
Il a donc fallu deux jours de travail pour ériger la petite habitation destinée à une famille de huit personnes: le père, la mère, leurs cinq enfants et la grand-mère. «Les membres de la famille ont participé à la construction», signale Catherine Mercier. Ce travail côte à côte avec eux a ajouté une dimension supplémentaire à cette expérience humaine.
Homes of Hope cible soigneusement les bénéficiaires de ses projets. «Il s’agit de familles qui ont un potentiel de réussite; un des parents doit avoir un travail à temps plein», explique Mme Mercier, qui, grâce à une commandite de Yoplait, a débarqué à Tijuana avec 250 sacs d’école à distribuer.
Mais tout n’a pas été que travail. Les bénévoles se sont mêlés à la communauté. Ils ont joué au soccer avec les enfants. Le projet a pris fin par un grand repas et un spectacle.
Un des éléments les plus marquants de cette aventure, c’est que les ouvriers étaient bien conscients de construire une maison aux dimensions très modestes par rapport à nos standards. «Mais quand on leur a remis les clés, pour eux c’était gros», relate avec émotion Catherine Mercier. En témoignaient les grands sourires, les larmes de joie et la pluie de mercis. «C’est le seul voyage humanitaire que j’ai trouvé joyeux tout le temps», avoue Catherine Mercier. C’était à des lieues de la situation difficile vécue en Haïti.
«C’est une expérience incroyable», lance celle qui travaille à l’écriture d’un livre racontant son expérience à titre de bénévole humanitaire, et qui compte bien remettre ça avec Homes of Hope. Un projet pourrait en effet l’amener du côté de l’Afrique.