Nesbitt restera ouverte, St.Brendan fermera
La décision a été prise lors d’un vote des commissaires tenu ce mercredi 11 janvier. Ces derniers ont finalement convenu, après des mois d’attente, de fermer trois établissements scolaires, soit les écoles St.Brendan, St. John Bosco et l’Académie Fraser, destinée aux élèves de niveau secondaire.
« On comprend les parents de ne pas aimer voir l’école de leurs enfants fermer, mais en même temps, on perdait des élèves année après année. La demande est à la baisse à Montréal et on n’avait pas d’autre choix que de fermer certains établissements », laisse entendre le responsable des communications de la CSEM, Mike Cohen.
Le 30 juin marquera la dernière journée de ces lieux d’enseignement. La CSEM évaluera dans les prochaines semaines l’avenir des trois bâtiments. « On n’a pas encore discuté de tout cela, indique M. Cohen. Des études et recommandations seront faites prochainement et les commissaires auront une décision à prendre dans les prochains mois. Il faut voir nos besoins, notamment du côté des cours pour les adultes, avant de prendre la décision de vendre ou de se départir de l’un ou l’autre des bâtiments. »
Goût amer
Dans l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie, l’école Nesbitt, qui était également menacée de fermeture, poursuivra donc son programme d’immersion française. M. Cohen espère d’ailleurs que les parents des élèves qui fréquentaient St.Brendan enverront dès l’an prochain leurs enfants à l’école du boulevard Rosemont.
« Ce serait un plus que Nesbitt soit remplie à pleine capacité l’an prochain. Même les professeurs de St.Brendan pourraient être appelés à y travailler. Il faut dire que le comité de sauvegarde de Nesbitt a mené une grande campagne pour sauver leur établissement », admet-il.
Au nombre des parents qui ont, au cours des derniers mois, fait des pieds et des mains pour s’assurer que Nesbitt demeure ouverte, il y a Julie Barlow. Cette dernière garde un goût amer de toute cette aventure.
« On a travaillé très fort pour mobiliser la communauté et on a l’impression qu’on n’aurait pas dû avoir à en faire autant. Jamais la fermeture de Nesbitt n’aurait dû être envisagée. Il y a même des commissaires qui l’ont dit récemment. On a l’impression que tout cela n’était qu’une guerre de pouvoir politique à l’interne de la CSEM. »