10 000 fois Kyoto
« Louise (Beaudoin) est très heureuse de ce résultat, laisse entendre l’attachée politique de la députée de Rosemont, Véronique Bergeron. On voit bien que notre demande rejoint les préoccupations des Québécois, des Rosemontois en particulier. »
C’est en effet dans l’arrondissement que cette initiative est née et a été rapidement parrainée par M. Bourrely. « On le voit, les gens sont engagés et attachés au protocole de Kyoto. Vous savez, au fil des discussions que j’ai et des rencontres que je fais, je m’aperçois que ce n’est pas un sujet qui fait débat : tout le monde est unanime et demande à ce qu’on respecte nos engagements environnementaux sur la scène internationale. Kyoto, c’était un protocole acquis et assimilé pour les citoyens d’ici. On était rendu à penser au-delà, à l’après-Kyoto. Voilà pourquoi il y a tant de déception actuellement », mentionne-t-il.
La pétition se termine le 13 février. Dans les deux jours suivants, la députée déposera la compilation des signatures et demandera à ce que le gouvernement prenne acte de ladite pétition. « On veut aller le plus loin possible avec la pétition, dit Mme Bergeron. Si une commission parlementaire veut se pencher dessus et voir ce qu’on peut faire, on sera heureux. On aura atteint notre objectif. »
Le Protocole de Kyoto demandait aux pays participants d’atteindre des cibles de limitation et de réduction des émissions au cours de la période d’engagement allant de 2008 à 2012. Nous voici rendu à échéance et le Canada est le seul pays à s’être retiré de son engagement d’atteindre les cibles. La députée et le directeur général de la SODER espèrent maintenant que Québec affirmera son intention d’atteindre les objectifs énoncés dans le protocole et ce, dans un échéancier rapide.
La pétitition « Protocole de Kyoto » est toujours en ligne sur le site de l’Assemblée nationale, sous l’onglet « Exprimez votre opinion! »