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Début d’année difficile pour les usagers du transport en commun

Le nombre d’arrêts de service dans le métro de Montréal a augmenté de façon marquée au cours des quatre premiers mois de 2012, par rapport à la même période l’an dernier.

Le nombre d’incidents dus à des bris matériels est demeuré à peu près stable. Ce sont plutôt les usagers qui – souvent de façon involontaire – provoquent de plus en plus d’interruptions, explique Dominique Lemay, directeur principal du métro à la Société des Transports de Montréal (STM).

«La principale cause d’interruption dans le métro, ce sont les personnes qui ont des malaises dans les voitures. Ça représente un tiers de tous les arrêts de service», explique M. Lemay. Il rappelle que plusieurs personnes utilisent le métro pour se rendre aux divers centres hospitaliers de la métropole.

De nombreux arrêts sont aussi causés par des objets échappés sur les rails ou des freins d’urgence actionnés sans motif valable. «Très souvent, lorsque les gens provoquent des retards, ils le font sans malice, croit M. Lemay. Par exemple, quelqu’un qui actionne le frein d’urgence pour récupérer son chapeau oublié sur le quai ne pense pas aux milliers d’usagers qu’il retarde.»

Selon lui, puisque l’achalandage du métro a augmenté au cours des dernières années, il est normal de voir ces incidents se multiplier. La STM compte toutefois mettre en place plusieurs mesures pour éviter les éviter.

Toutes les stations seront bientôt dotées d’équipements tels que des chaises roulantes, pour évacuer les personnes malades et permettre une reprise plus rapide du service. «On compte aussi installer une petite porte devant le frein d’urgence, pour pousser les gens à réfléchir une seconde de plus avant de l’actionner pour les mauvaises raisons», explique M. Lemay.

Lorsque des objets seront échappés sur les rails, on procèdera à un examen de la situation avant d’interrompre le service. Si l’objet ne risque pas d’être endommagé et s’il ne pose pas de problème de sécurité, l’usager pourrait devoir attendre au lendemain pour le récupérer. «À l’heure actuelle, on arrête systématiquement les voitures pour tout objet sur les rails, note M. Lemay. Mais on ne peut plus se permettre de retarder 3 000 personnes pour une carte Opus échappée!»

Améliorer la communication
Si les interruptions irritent les usagers, c’est surtout le manque de communication qui pose problème, pour Transport 2000 Québec, une association d’usagers du transport en commun. «Parfois, on ne sait pas qu’il y a interruption de service avant d’être à bord du métro, souligne le directeur général de l’association, Normand Parisien. Les usagers ont besoin d’information en temps réel.»

«Là-dessus, on a encore du travail à faire», concède Dominique Lemay. D’ici le mois de janvier, la STM compte informer la clientèle de la durée estimée des interruptions. «Prochainement, la téléphonie cellulaire sera disponible dans le réseau, rappelle-t-il. Ce qu’on vise, c’est de fournir aux usagers de l’information personnalisée directement sur leur téléphone intelligent.»

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