Le pire a été évité au Stade de France
On en sait désormais plus sur la façon dont ont voulu procéder les trois kamikazes au Stade de France, vendredi soir, en marge du match amical France-Allemagne.
Il est 21h05 quand deux kamikazes tentent d’entrer dans le stade, l’un à la porte D, l’autre à la porte J. Un moment où le match a déjà débuté et où la plupart des victimes potentielles se trouvent à l’intérieur. Une demi-heure plus tôt, ils étaient encore environ 25 000 à faire la queue devant les tourniquets…
Fermement repoussés, les deux hommes décident alors de se faire sauter aux abords du stade, à trois minutes d’intervalle (à 21h17, puis à 21h20), durant la première mi-temps. Un homme mourra dans le souffle d’une des déflagrations.
L’idée des kamikazes: créer un mouvement de panique dans le stade pour pousser un nombre important de spectateurs à se diriger vers le RER B, non loin du McDonald’s où attendait leur complice. Celui-ci se fera exploser une grosse vingtaine de minutes plus tard, à la mi-temps du match.
«Ils ont voulu pénétrer dans l’enceinte mais ils n’ont pas pu», a déclaré hier Thierry Braillard, secrétaire d’Etat aux sports, sur France 2.
Si ce projet a échoué, c’est parce que, très vite, la sécurité du stade a pris la décision de ne laisser sortir personne avant la fin de la rencontre. Et surtout de ne rien communiquer, pour permettre aux forces de l’ordre, en quête d’autres explosifs, voire d’un quatrième kamikaze, de boucler le périmètre autour des lieux des explosions.
«[Il y avait] des mecs en tenue blanche qui ramassaient des morceaux. J’ai vomi.» – Sonia, qui assistait au match entre la France et l’Allemagne vendredi au Stade de France, racontant à Libération la scène qui l’attendait en sortant de l’arène. Les morceaux en question sont, selon elle, les corps des deux kamikazes.