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S’amuser avec l’Instax Mini 70

Photo: Maxime Johnson

Mise à l’essai d’un appareil photo instantané adapté aux goûts du jour.

Après avoir frôlé l’extinction avec l’arrivée des appareils photo numériques, les appareils photo instantanés regagnent petit à petit leurs lettres de noblesse, tout particulièrement grâce à la gamme Instax de Fujifilm. Le petit dernier de l’entreprise modernise un peu le genre, en s’adaptant notamment aux égoportraits.

Un appareil photo instantané? En 2016? Oui, ça existe encore. Objectivement, la chose ne devrait plus avoir sa raison d’être. Les images qui en sortent sont plutôt laides, les appareils sont gros (surtout en comparaison des téléphones qui se trouvent déjà dans nos poches) et il faut débourser environ un dollar par cliché.

Peut-être est-ce par nostalgie, ou peut-être est-ce pour retrouver un lien physique avec les photos, mais les Fujifilm Instax charment malgré tout encore comme si la technologie était toute nouvelle.

Après avoir pris le grand-père de ma copine en photo avec ses petites-filles à Noël, il n’a pas fallu 10 secondes pour que la grand-mère se présente elle aussi pour faire prendre son portrait. Un oncle voulait ensuite l’essayer. Quelques minutes après avoir sorti l’Instax Mini 70 de mon sac, la première cartouche de 10 photos était terminée, et tout le monde à peu près agitait une photo dans ses mains pour accélérer son développement (un geste inutile, en passant).

L’appareil a eu autant de succès au jour de l’An, tout particulièrement avec une enfant qui aurait bien passé 12 cartouches à elle seule si on lui en avait donné l’occasion. Dans un monde où la photographie est accessible et démocratisée au maximum, la photographie instantanée amuse, et l’objet qui en ressort devient précieux.

Quelques nouveautés
Fujifilm a lancé plusieurs appareils photo instantanés au cours des dernières années. L’Instax Mini 70 reprend un design similaire à celui de ses prédécesseurs, mais dans un format légèrement aminci.

Celui-ci ressemble toutefois toujours plus à un jouet qu’à un appareil photo moderne. Ses contrôles pourraient aussi être raffinés. Le déclencheur à l’avant du boîtier est par exemple particulièrement difficile à utiliser, surtout en mode paysage.

La prise de photos est aussi simple qu’à l’époque des polaroïds. On cadre approximativement son image dans le viseur, on appuie sur le déclencheur et une petite photo toute blanche, de la taille d’une carte de crédit, sort de l’appareil. Son développement prend alors de 90 secondes à 5 minutes environ, une période étrangement satisfaisante, pendant laquelle on découvre petit à petit si on a, ou non, le talent d’Henri Cartier-Bresson.

L’Instax Mini 70 offre quelques nouveautés par rapport à ses prédécesseurs, comme un mode macro, qui permet de prendre des photos une distance de 30 à 60 cm. Celui-ci permet notamment la prise d’égoportraits, qui est facilitée par un petit miroir à l’avant de l’appareil. Ceux-ci sont à peu près toujours réussis, et il suffit ensuite de les prendre en photo avec son téléphone pour les partager sur l’internet (inutile d’envoyer une lettre à Métro pour signaler l’incongruité de la chose).

Le mode macro permet aussi de prendre en photo des objets (ou de la nourriture) de près, mais le taux de réussite des clichés diminue alors un peu. Parmi les autres nouveaux modes de l’Instax Mini 70, notons le Hi-Key, qui augmente l’exposition et qui donne une allure un peu plus blanche aux images.

À 169,99 $ pour l’appareil, et à un peu plus d’un dollar le cliché, prendre des photos avec un Instax Mini 70 est un hobby dispendieux, à l’utilité douteuse de surcroît. Le retour de cette veille technologie pourrait aussi bien être une mode passagère. Voir une belle photo réussie se développer sous nos yeux et la donner ensuite comme souvenir à un ami nous fait toutefois rapidement oublier ces défauts

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