Merci M. Zacchia
Merci à Camillo Zacchia. Dans le journal de mardi, vous avez fait un superbe témoignage sur votre père. Merci d’avoir partagé votre vécu avec nous. Cela fait du bien de voir que d’autres sont fiers de leur père, même si celui-ci n’a, aux yeux de la majorité, rien accompli d’extraordinaire.
Parmi les fils de directeurs, de médecins et autres professionnels, comment faire comprendre que mon papa, dans son pays, ne gagne que 3 $ par jour en moyenne? Comment faire comprendre que la valeur n’est pas qu’une question de chèque de paye ni de prestige?
Mon père se lève tôt chaque matin et enfourche sa moto pour aller faire du taxi en ville. Une pratique illégale, mais qui fait vivre sa petite famille. Je suis étudiante, mais mon travail rémunéré m’apporte un bien grand salaire comparé à celui de mon père.
Lorsque je désespère en réglant mes factures mensuelles, j’ai une pensée pour ma famille, qui compte les sous et accumule les astuces pour économiser.
La solidarité et le travail acharné sont, à mes yeux, une belle preuve de la réussite de votre père et de bien d’autres immigrants.
– Jessy, fille d’un travailleur admirable