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Des temps difficiles pour Le Repère des jeunes

Des temps difficiles pour Le Repère des jeunes
Photo: Tc Media

Le Repère des jeunes, la seule Maison de jeunes de L’Île-des-Sœurs, éprouve de la difficulté à maintenir des services adéquats, faute de financement. L’arrondissement Verdun a coupé 11 000$ par année dans le budget de l’organisme depuis deux ans.

Le directeur, Claude D’Aoust, ainsi que l’animatrice Myriam Malenfant, en avaient long à dire lors d’une rencontre avec TC Media le 8 septembre dans leur local du centre Elgar, quant à leur situation précaire.

«Nous réussissons à maintenir nos activités grâce à la subvention de 35 000$ offerte par l’Agence de santé et des services sociaux. Le financement offert par Verdun est quant à lui passé de 14 000$ à 3000$», explique Claude D’Aoust.

Il pense que cette baisse de 79% du montant versé par l’arrondissement découlerait peut-être de la construction du centre intergénérationnel La Station, qui accueille les 12 à 17 ans en plus des ainés.

Heureusement, afin de boucler le budget d’environ 40 000$ cette année, Le Repère reçoit à l’occasion des dons de particuliers.

Effectifs à la baisse
Pour Myriam Malenfant, cette situation est incompréhensible : «Nous accueillons pourtant le même nombre de jeunes qu’à notre ouverture en 1997, environ une vingtaine par jour. Je ne comprends pas la raison de cette baisse de financement.»

Au fil des ans, ce sont les employés qui ont écopé, faute de moyens. «Nous étions quatre jusqu’en 2008, puis trois jusqu’en avril 2015. Nous sommes maintenant deux», souligne le directeur.

En plus des activités récréatives normalement proposées dans les Maisons de jeunes comme le ping-pong, le babyfoot et les jeux vidéos, Le Repère des jeunes offre un service de soutien psychosociale à sa clientèle. «Nous offrons de l’aide psychologique surtout aux plus jeunes, les 10-12 ans, mais il arrive que des parents se confient à nous et nous demandent des conseils», confirme Mme Malenfant.

Les services seront maintenus, malgré les difficultés financières. À court terme, M. Daoust n’a pas l’intention de s’adresser à l’arrondissement pour demander plus de financement.