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Première Guerre mondiale: une collection ouverte au public

Première Guerre mondiale: une collection ouverte au public
Photo: Isabelle Bergeron/TC MediaLe gréât war center à Verdun. Collection personnelle d'objet de guerre.

Un entrepreneur de Lachine a rendu publique sa collection privée d’artéfacts de la Première Guerre mondiale, évaluée à quelque 2 M$. Depuis le 6 novembre, les curieux peuvent voir plus de 3000 objets historiques dans le local d’un immeuble industriel de la rue Saint-Patrick, dans Côte-St-Paul.

Une odeur de vieux livres flottait au deuxième étage du loft chargé de vestes kaki, de mitraillettes, d’épinglettes, de médailles, de photos jaunies par le temps et des casques.

Mark Cahill, un homme d’affaires dans l’ingénierie, a parcouru pendant une quinzaine d’années le Québec, le Canada, et une partie de l’Europe pour dénicher ces morceaux d’histoires.

«C’est un fouilleur de junk», explique Caitlin Bailey, la commissaire du petit musée.

Sa fascination remonte aux histoires de guerre de son grand-père, qui avait fêté ses 17 ans dans les tranchées. L’ancien combattant avait servi comme courrier pour l’American Expeditionary Force.

«Il avait une grande cicatrice sur sa main. Il avait attrapé la baïonnette d’un soldat qui voulait le poignarder, puis l’avait fusillé», se souvient Mark Cahill.

Mais c’est une histoire de fantôme qui a piqué sa curiosité. Son grand-père avait vu sa sœur vêtue d’une robe de communion, debout en pleine tranchée. Il ne savait pas encore qu’elle était décédée à Boston, au sein de sa famille.

«Elle avait prévenu en songe mon grand-père qu’à son retour, il ne la reverrait pas. Lorsqu’il est revenu en 1919, elle avait déjà été enterrée, dans sa robe de communion», raconte, intrigué, le passionné d’histoire.

Parcours de soldats
Mark Cahill a commencé à fouiller d’autres histoires de soldats. La collection raconte ces anecdotes reconstruites, du Canada jusqu’en France, en passant par les États-Unis, l’Angleterre et l’Allemagne.

Comme celle du sergent canadien Cecil Bruce Ferris, qui a survécu après avoir été atteint d’une balle à l’épaule. Il s’était rendu une nuit de 1915 dans des tranchées allemandes où plusieurs de ses compagnons avaient été tués, pour terminer l’installation d’une ligne téléphonique. Il avait alors 30 ans. Blessé, il a terminé sa mission pour ensuite revenir au camp.

C’est dans le sous-sol de la sœur de 90 ans de Ferris que le collectionneur a connu son histoire.

Fondation
Pour rendre accessible cette richesse historique, M. Cahill a créé la fondation The Canadian Centre for the Great War, à laquelle il a fait don de sa collection au courant de l’été.

Toujours à la recherche d’artéfacts, il souhaite protéger et partager tous les objets militaires liés aux différentes grandes guerres.

Cahill travaille depuis un an sur un projet de livre sur les histoires d’hommes de Lachine au temps de la Première Guerre mondiale.

Pour partager votre histoire ou celle d’un proche : greatwarcentre.com

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