Actualités

Un besoin criant de bénévoles pour des accompagnements

Alors que le Plateau-Mont-Royal projette l’image d’un arrondissement jeune et branché, nombre d’aînés y demeurent et ont des besoins criants. L’organisme les Accordailles ne réussit d’ailleurs plus à répondre à la demande d’accompagnement pour des rendez-vous médicaux.

Catherine Bouchard

Par année, plus de 570 accompagnements sont effectués. Au total, 12 personnes tiennent compagnie aux aînés lors de leurs rendez-vous médicaux. Faute de bénévoles, l’organisme est obligé de refuser plus de 10 % des demandes. « Actuellement, on cherche des bénévoles avec plusieurs disponibilités, des retraités, par exemple. On a souvent des étudiants ou des personnes immigrantes qui nous donnent un coup de pouce pour un temps, mais on cherche des gens qui vont nous aider sur le moyen terme. On prend cependant toute l’aide qu’on peut obtenir. D’ailleurs, pas besoin de posséder une voiture pour être bénévole. Le recrutement n’est toutefois pas simple, parce que la perte d’autonomie, ce n’est pas toujours agréable à voir », souligne la coordonnatrice des Accordailles, Nicole Frappier.

Le secteur du Grand Plateau compte plus de 9000 aînés. L’organisme subventionné par l’Agence de la santé et des services sociaux dessert seulement les Centres locaux de services communautaires (CLSC) du Plateau et du Parc.

« Puisque la majorité de nos bénévoles n’ont pas de voiture ou refusent de l’utiliser en raison des contraintes de stationnement dans le Plateau, on ne peut pas servir la clientèle du CLSC du Faubourg. La clientèle de ce secteur n’a malheureusement pas les moyens de payer le transport », explique Mme Frappier.

Aider les aînés comme vocation

Alain Charron a trouvé sa vocation au sein des Accordailles. Il y travaille à titre de bénévole depuis près de dix ans.

« J’adore ça! Je trouve ça tellement valorisant de pouvoir rassurer les gens, alors qu’ils vont chez le médecin. C’est certain qu’il faut aimer les aînés, ce qui est mon cas. Lorsque je travaillais, je prenais congé pour pouvoir effectuer des accompagnements », souligne le citoyen de 52 ans, très engagé dans sa communauté.

La patience est de mise pour le bon bénévole.

« C’est sûr que parfois, on peut attendre deux-trois heures dans la salle d’attente, mais on s’amuse avec la personne qu’on accompagne. Moi, je fais des blagues et ça passe relativement vite », souligne M. Charron.