Des hausses «injustifiées» du prix de l’essence à Montréal en 2012
Métro s’est entretenu avec Cédric Essiminy, porte-parole de CAA-Québec, pour clarifier le bilan de l’organisation, qui dénote plusieurs hausses du prix de l’essence injustifiées dans la région de Montréal en 2012.
Qu’est-ce que la marge au détail?
C’est la partie que le détaillant prend lorsqu’il vend son essence. Donc c’est la différence entre le prix qu’il paie, le prix du gros, et le prix de vente. Ce n’est pas uniquement du profit, ça couvre également les coûts d’exploitation du détaillant.
Qu’est-ce qu’une hausse non justifiée?
C’est une hausse où le détaillant avait déjà une marge confortable, et malgré ça, il a quand même décidé de hausser les prix.
La responsabilité de cette hausse non justifiée revient donc plutôt au détaillant qu’à la compagnie pétrolière?
Ça dépend. Il y a des détaillants indépendants, d’autres qui sont affiliés. Ça dépend des ententes que les pétrolières ont. À CAA-Québec, on ne tient pas vraiment compte de cet aspect, puisqu’on regarde ça du point de vue du consommateur. Celui-ci ne fait pas la différence entre l’indépendant et la compagnie pétrolière; il voit un prix à la pompe.
Qu’est-ce qu’un tel bilan laisse entrevoir?
Cela démontre que l’industrie a des manières de fonctionner selon la région donnée, principalement. Elle ne va pas fonctionner de la même manière à Montréal qu’à Sherbrooke ou qu’à Québec. Nous essayons d’avoir le maximum d’informations, mais nous travaillons avec des chiffres publics. L’industrie n’est pas tenue de nous rendre des comptes, donc nous pouvons seulement faire des constatations avec des chiffres publics.