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Culture et sports: les salles pourront ouvrir à pleine capacité

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé Photo: Josie Desmarais/Métro

Dès le 8 octobre, les salles d’événements culturels et sportifs pourront faire salle comble. C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Santé, Christian Dubé.

La situation épidémiologique et la couverture vaccinale à l’échelle québécoise permettent ce relâchement, a expliqué le directeur national de santé publique, Horacio Arruda. Les participants devront toutefois détenir le passeport vaccinal et porter le masque en tout temps, sauf pour manger ou pour boire. Cet assouplissement ne s’applique qu’aux lieux où des places assises seront assignées.

La capacité maximale des salles de spectacle était auparavant fixée à 7500 spectateurs. La foule devait être séparée en sections indépendantes de 500 spectateurs, mais le masque pouvait être retiré une fois assis.

On va pouvoir revivre avec beaucoup d’émotions l’énergie d’une salle de spectacle pleine, ce qui ne s’est pas vu depuis plus de 19 mois.

Nathalie Roy, ministre de la Culture et de Communications

Les plateaux de tournage de télévision pourront également admettre des spectateurs en respectant les mêmes conditions. À condition que des places assises soient assignées, les congrès pourront se dérouler sans capacité maximale. Auparavant, on y admettait un maximum de 250 participants.

Rappelons que la limite de personnes permises lors d’un rassemblement dans une résidence privée est toujours fixée à 10.

Vers d’autres assouplissements?

S’il n’en tient qu’à Christian Dubé, septembre a été «relativement bien réussi» sur le plan épidémiologique. Le ministre avait précédemment qualifié ce mois de «déterminant» en raison de l’augmentation des contacts avec la rentrée scolaire, le retour au travail et l’augmentation du nombre de rassemblements à l’intérieur.

«Mais il ne faut pas crier victoire, il faut rester prudent, a rappelé M. Dubé. On sait qu’il y aura plus de contacts à l’intérieur lors du mois d’octobre.»

Si le prochain mois «est aussi réussi» que septembre, d’autres assouplissements pourraient être annoncés, a laissé entrevoir le ministre. Cela sera d’autant plus vrai lorsque la vaccination des enfants de 5 à 11 ans débutera à l’automne. «On va y aller progressivement, donner des libertés aux endroits où on pense que le risque d’éclosion est moindre», a laissé entrevoir le Dr Arruda.

Pour l’instant, il demeure trop tôt pour rêver à la levée du port du masque obligatoire dans les espaces publics, ajoute-t-il. Quand «on en saura plus sur la vaccination des plus jeunes, notamment des 5 à 11 ans», la situation pourrait changer, dit Christian Dubé.

Un passeport pour l’assemblée?

Pendant que des assouplissements sont annoncés, une mesure supplémentaire pourrait être instaurée à l’Assemblée nationale: le passeport vaccinal. Les employés qui y travaillent, en plus des élus, pourraient avoir à montrer une preuve vaccinale pour y pénétrer.

Si la CAQ et les libéraux souhaitent l’instaurer, Québec solidaire et le Parti québécois montrent des réticences. «J’aimerais bien que les parlementaires montrent l’exemple, a partagé Christian Dubé. Je pense que c’est plus une question de politique que de santé publique [pour l’opposition].»

Aucune recommandation à cet égard n’a été émise par la Santé publique.

«On est mal à l’aise que l’Assemblée nationale envoie le message que les employeurs devraient l’exiger, alors que la Santé publique elle-même n’a pas fait de recommandation sur cette question-là», explique le leader parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

«C’est décevant, là, parce qu’on s’apprête à prendre une décision qui devrait être fondée sur la science, qui devrait être fondée sur la santé publique, et finalement on la prend sur une base purement politique et on ne comprend même pas pourquoi», considère le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre-Plamondon.

Les libéraux s’y rallient, estimant que les élus ont un «devoir d’exemplarité».

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