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Infirmières: encore loin de l’objectif d’embauche

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, le ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Protection des renseignements personnels, Éric Caire, le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, et le directeur de la campagne de la vaccination contre la COVID-19 au Québec, Daniel Paré, font le point sur la campagne de vaccination contre la COVID-19 au Québec. /Josie Desmarais Photo: Josie Desmarais

Le plan de Québec pour pallier la pénurie d’infirmières dans le réseau de santé continue de progresser. En trois semaines, 1756 employés ont levé la main, dont 749 au cours de la dernière semaine. C’est toutefois encore loin de l’objectif de 4300 infirmières que s’est donné le gouvernement.

Plus de 75% des infirmières comptées dans le total actuellement recruté travaillaient à temps partiel et ont accepté de passer à un horaire à temps plein. Plus de 350 évoluaient dans un autre secteur d’activité, tandis que 58 infirmières sont sorties de la retraite pour réintégrer le réseau.

Le ministère de la Santé serait en discussion avec 2400 infirmières, pour une augmentation de 400 par rapport à la semaine précédente. «Cette nouvelle mise à jour est encourageante et démontre que les efforts des différents établissements portent leurs fruits», estime le ministre Christian Dubé.

Besoins criants

Initialement, le gouvernement Legault était à la recherche de 4300 infirmières, puisque plusieurs d’entre elles avaient quitté le réseau, notamment pour des motifs d’épuisement professionnel.

Les besoins s’avèrent toutefois plus criants avec la venue de l’obligation pour les travailleurs de la santé d’être vaccinés le 15 novembre. L’échéancier a été repoussé d’un mois, par crainte de bris de services potentiels. «Nous avons étudié plusieurs scénarios, et tous sont trop lourds. Si on continue comme ça, on fonce dans le mur. J’ai le mandat de protéger le réseau de la santé», a affirmé mercredi Christian Dubé.

Si le scénario initial avait été maintenu, 22 000 employés auraient manqué au système de santé, dont 7000 primovaccinés. «C’est comme si on revivait le pire de la pandémie où il nous manquait 12 000 personnes. Alors qu’aujourd’hui, le réseau est plus fragile. Je ne veux pas mettre cette pression sur les travailleurs», avait mentionné M. Dubé.

Plan d’urgence

Il y a trois semaines, Québec annonçait que les infirmières travaillant à temps plein qui demeureront dans le réseau ou le réintégreront empocheront des bonis s’échelonnant de 12 000$ à 18 000$ dans le cadre d’un plan de 1 milliard de dollars pour contrer la pénurie.

Concrètement, les infirmières qui travaillent à temps plein et celles qui accepteront de le faire empocheront un boni de 15 000$. Celles qui ont quitté le domaine de la santé ou qui sont passées au privé recevront 12 000$ lors de leur retour dans le réseau public.

Finalement, en Outaouais et en Abitibi, où la compétition avec l’Ontario en matière d’embauche est féroce, un boni de 18 000$ sera offert aux infirmières qui intégreront le réseau à temps plein.

Le plan a reçu un accueil tiède des syndicats. Celui-ci se limite au plan financier, critique-t-on, alors que plusieurs demandes sont effectuées au plan des conditions de travail, comme l’élimination des temps supplémentaires obligatoires (TSO).

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