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L’école en présentiel, une bonne nouvelle pour profs et élèves

Photo: Oksana Kuzmina/123RF

Le retour à l’école en présentiel, qui devait s’amorcer aujourd’hui pour les élèves du secondaire et du primaire mais qui aura finalement lieu demain, est une bonne nouvelle pour certains, qui n’en pouvaient plus du mode virtuel.

Félix La, élève de 4e secondaire à l’Académie Dunton dans l’est de Montréal, fait partie des heureux. Il affirme avoir vécu un sentiment de soulagement à l’annonce de la réouverture des écoles. «Je n’étais pas découragé, mais juste tanné et déçu de [la situation entourant] la pandémie», dit-il. 

Le jeune de 16 ans explique qu’il est dans une classe enrichie, avec des cours dont la matière est plus substantielle. 

Puisque l’école en ligne est loin d’être la meilleure manière d’apprendre, les élèves de cette classe ne font que de la révision en vue d’un examen depuis deux semaines. «Les profs ont peur que la matière soit mal comprise», mentionne Félix.

Le 21 décembre, partout au Québec, les écoles avaient fermé précipitamment leurs portes sans offrir de l’enseignement à distance.

«J’ai hâte d’avoir ma petite gang

Diane, préposée aux élèves handicapés dans une école primaire, est aussi ravie que les classes recommencent. En ce moment, elle travaille au service de garde de l’école, alors que normalement, elle accompagne les élèves dont elle est responsable dans leur classe. «En ce moment, j’ai l’impression que je fais du gardiennage. Je travaille, je suis payée, mais je ne fais rien de constructif… Alors que quand je travaille en présentiel, je suis sûre que j’aide vraiment les élèves.»

Quand les élèves sont en classe, il y a une discipline qu’il n’y a pas forcément à la maison. Les parents n’ont pas toujours le temps ou les notions qu’il faut pour les aider.

Diane, préposée aux élèves handicapés dans une école primaire

Si elle travaille avec les tout-petits, Diane sait que le confinement affecte particulièrement les adolescents. Une de ses collègues a une fille de 14 ans qui a fait une dépression au début de la pandémie. La jeune fille adore l’école et elle est très proche de ses amies. «Être coupée de tout ça… ça n’a pas bien été. Quand ils ont annoncé, cette année, le reconfinement, ma collègue a vu que sa fille paniquait, alors elle s’est dit: tant pis la COVID: on part au chalet avec trois de ses amies!» En apprenant que Diane donnait une entrevue à Métro, la collègue lui a délibérément demandé de parler de la situation de sa fille pour sensibiliser la population à la santé mentale des jeunes.

«Je sais qu’il y a des enfants qui sont solitaires et pour qui ça fonctionne très bien quand ils sont seuls», reconnaît Diane. «Mais la majorité a besoin d’être à l’école avec d’autres jeunes, et d’avoir une discipline.» Elle a très hâte de retrouver les élèves, sa «petite gang».

Plus facile d’apprendre en présence

Pendant le confinement, Diane appelait un de ses élèves tous les jours, de 5 à 10 minutes par jour, pour l’encourager à faire ses travaux. «C’est pas beaucoup!» En classe, elle est avec lui deux heures par jour. «Je l’aide à faire ses travaux, je peux le ramener à l’ordre. À la maison, on ne sait pas ce qui se passe…»

Felix abonde dans le même sens. Il dit avoir beaucoup de mal à se concentrer et à bien comprendre lorsqu’on lui enseigne en ligne. Il préfère de loin l’école en présentiel pour être en classe avec son professeur. 

«Je suis une personne visuelle quand j’apprends. Par exemple, en cours de science, on faisait de la révision et il y avait un exercice que je ne comprenais vraiment pas. Le prof, malgré qu’il ait essayé de m’expliquer, ne pouvait pas dessiner à distance», raconte l’élève.

En plus d’avoir hâte de retrouver ses enseignants en chair et en os, Félix est pressé de revoir ses camarades de classe. «Je trouve qu’on a vraiment une belle chimie tous ensemble et ça me manque parce que j’étais seul devant mon ordi avec la caméra et le micro fermés», précise-t-il.


Nommé «Blue Monday», le 3e lundi de janvier serait la journée la plus déprimante de l’année, selon une légende urbaine. Chez Métro, nous avons plutôt décidé d’en faire une journée de nouvelles positives. Bonne lecture, donc, et bonne journée!

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