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Québec devrait-il recommander ou obliger le port du masque?

Une femme porte un masque médical dans le métro de Montréal.
Une femme porte un masque médical dans le métro. Photo: Josie Desmarais/Métro

Avec la montée des cas de virus respiratoires et l’arrivée des Fêtes, le port du masque semble redevenir inévitable afin de protéger les aînés et les enfants, et pour endiguer l’engorgement du système de santé. Hier, l’Ontario a recommandé à la population de porter le masque sans toutefois le rendre obligatoire. Le Collège des médecins du Québec s’est lui aussi prononcé en faveur du retour du masque dans les lieux publics.

Pour la professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal Roxane Borgès Da Silva, Québec devrait «fortement recommander» le port du masque dans les espaces clos.

«On se retrouve dans une situation où on a énormément de virus qui circulent et pas juste la COVID-19, et le port du masque est une mesure très efficace et peu contraignante, dit-elle. Pour éviter d’avoir beaucoup de personnes malades et surcharger notre système de soins qui est déjà à bout de souffle, recommander fortement le port du masque est quelque chose qui devrait sûrement être fait par le gouvernement.»

Le 3 novembre dernier, le directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, faisait appel au «bon sens» de la population en l’invitant à porter un couvre-visage dès l’apparition de symptômes.

Pour protéger à la fois nos enfants, mais aussi nos personnes plus âgées, il faut essayer de remettre autant que possible le masque quand on est en public.

Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal

Le ministère de la Santé et des Services sociaux indique qu’il analyse la situation et qu’il se prononcera au «moment opportun» à ce sujet.

«Nous sommes effectivement préoccupés par la circulation des virus respiratoires présentement, explique le ministère. Rappelons que le port du masque est recommandé en présence de personnes vulnérables, comme les personnes âgées, les personnes immunodéprimées et celles qui ont des maladies chroniques, et dans les lieux publics lorsqu’il est difficile de conserver une distance avec les autres.»

Roxane Borgès Da Silva explique que c’est bien la surprotection des enfants pendant les trois dernières années – et non une perte d’immunité – qui est à l’origine de cette hausse des hospitalisations pédiatriques.

«Pendant la pandémie, on a eu beaucoup moins de contacts et la protection avec les masques était imposée même dans les écoles, donc les virus circulaient beaucoup moins, explique-t-elle. La suppression du masque et la multiplication des contacts sont un terrain propice pour les virus, quels qu’ils soient, et ce n’est pas qu’on a perdu en immunité.»

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