Le taux et la fréquence de la contribution: un sujet de débats
Alors que notre taux d’épargne n’a jamais été aussi bas et que le pays s’enfonce dans la récession, de plus en plus de Canadiens inquiets s’interrogent sur les meilleurs moyens de s’assurer une retraite décente. Si le REER est considéré, par la majorité des spécialistes, comme l’outil le plus sûr pour ses vieux jours, il reste que la fréquence et le taux de la cotisation restent encore sujets à débats.
«Ça dépend des individus. Vous pouvez choisir au mois, à l’année ou selon d’autres délais si vous voulez. L’important, c’est que vous soyez en mesure de contribuer régulièrement, explique François Louis-Seize, directeur régional du bureau Montréal-Champlain pour le Groupe Investors. Mais la contribution aux deux semaines ou au mois rend peut-être l’objectif plus facilement atteignable.»
Un constat que partage Christian Bruneau de Valeurs mobilières Desjardins (VMD). «Il faut être discipliné pour faire un seul versement par année. Il faut être sûr d’avoir l’argent, sinon, on va devoir l’emprunter. Ce qui n’est pas le cas si vous choisissez l’option mensuelle.» Ce qui ne veut pas dire que cette méthode est dénuée de difficultés. «Elle demande aussi de la discipline, c’est pourquoi je préconise que le montant soit prélevé directement du compte bancaire, ce qui évite de dépenser l’argent», ajoute Sylvain Meloche, de LM gestion.
Objectifs à déterminer
Dès lors, il ne reste qu’à décider du taux de contribution. François Louis-Seize recommande 10 %, «un montant facile à atteindre», souligne-t-il.
Une recommandation que ni Christian Bruneau ni Sylvain Meloche n’appuient. «C’est difficile de donner un chiffre, il faut avant tout connaître sa situation financière. Dix pour cent peut être un objectif difficile à atteindre si on a des dettes ou une situation plus précaire», explique le représentant de LM.
«Un pour cent, c’est déjà mieux que rien du tout, ajoute pour sa part Christian Bruneau. De toute façon, il existe d’autres options qui sont peut-être plus adaptées à notre situation, comme le compte d’épargne libre d’impôt», conclut le représentant de Desjardins.