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Prospérité: le Québec obtient un C

Le Conseil du patronat accorde encore un C au Québec dans son Bulletin de la prospérité. Il propose ses pistes pour permettre à la province de mieux s’enrichir.

Le Québec se classe dernier des quatre plus grandes provinces en terme de perspective de prospérité et de création de richesse d’après le Conseil du patronat du Québec (CPQ). Ce résultat est identique à celui obtenu dans le premier Bulletin de la prospérité paru l’an dernier. L’étude comparative se base sur 21 indicateurs de facteurs touchant la quête de prospérité des Québécois.

«Il ne faut pas voir le bulletin comme seulement un résultat. Ce qui est le plus important c’est davantage voir quelles sont les pistes, les directions que nous devons prendre», pose Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec.

Le CPQ a ainsi profité de l’occasion pour mettre de l’avant cinq propositions de sa plateforme adoptée en 2010. Le besoin le plus criant pour le président du CPQ est la formation de main-d’œuvre qualifiée pour répondre au besoin du marché et ce tant au niveau universitaire que technique. Une meilleure intégration des travailleurs immigrants permettrait aussi, selon Yves-Thomas Dorval, de répondre à la pénurie.

De plus, le conseil aimerait voir le gouvernement décréter un moratoire fixant le niveau des taxes sur la masse salariale. Dans le même esprit, il demande que chaque nouvelle dépense publique soit compensée par une baisse équivalente des dépenses pour un autre programme.

Parmi les quelques changements dans ce nouveau rapport, la marque pour le coût de la main-d’œuvre est passée de C à C-. Cette rétrogradation est due à la hausse plus rapide du salaire minimum (6%) par rapport au salaire médian (3%). Une augmentation de 1% du rapport entre le salaire minimum en proportion du salaire médian entraînerait une perte d’environ 8000 emplois au Québec, selon les recherches de l’économiste Pierre Fortin.

Le seul indicateur où le Québec a amélioré sa note est l’âge moyen des investissements dans les routes. Tous les travaux routiers réalisés au Québec ont abaissé l’âge de celles-ci tel que calculé pour cette variable. Le Québec dépasse ainsi l’Ontario dans cette catégorie. Finalement, le Québec obtient un A pour son bas coût d’exploitation d’une entreprise, l’unique nouvel indicateur ajouté au rapport.


Note moyenne des quatre provinces

  • Québec : C
  • Ontario : B-
  • Colombie-Britannique : B-
  • Alberta : B

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